Société

Site de Gado-Badzéré : les réfugiés s’adaptent au contexte

Dans ce camp qui compte plus de 23000 réfugiés centrafricains, les mesures sont globalement respectées pour barrer la voie à la pandémie.

Au camp des réfugiés de Gado-Badzéré, ce mercredi 2 septembre 2020, il règne une ambiance particulière. Un point d’honneur est mis sur le respect des mesures prescrites par l’Etat pour limiter la propagation du coronavirus. Dans les grands points de rassemblement, on peut bien voir le dispositif de lavage des mains, avec du savon et du gel hydro-alcoolique. Les humanitaires sont présents. Dans la salle de réunion, la distanciation physique est respectée. Les réfugiés portent pour la plupart leurs masques de protection. Le HCR, on s’en souvient, avait procédé à une distribution de masques et de savon il y a quelques semaines. Dans cette démarche, l’originalité a consisté à impliquer les réfugiés eux-mêmes dans le processus de fabrication des masques et du savon, notamment pour leur permettre d'avoir des revenus, et ainsi renforcer leur résilience économique pendant cette période difficile.
A Gado-Badzéré, les humanitaires ont pris d'autres mesures indiquées pour faire face à la maladie. Il s'agit précisément de la construction d’un centre d’isolement. En plus de cela, il est à préciser que, au niveau de l’hôpital de district de Garoua-Boulaï, le centre de prise en charge des patients infectés est opérationnel. Le HCR et ses partenaires se sont impliqués pour rendre cette structure possible, avec d'ailleurs des extensions qui sont aujourd'hui en cours. C'est un accompagnement des efforts gouvernementaux qui restent appréciés par le chef de district, Dr Serge Mbida. Mais aujourd'hui plus qu'hier, ces populations ont besoin d’une résilience plus forte. Elles ont exprimé leurs doléances au représentant résident du HCR pendant son séjour dans la zone, le 2 septembre. Pour eux, il faut plus de soutien pendant cette période de fragilité. En attendant l’accalmie pour un rapatriement volontaire envisagé à partir de 2021, après la présidentielle centrafricaine. D’ici là, ils ne manquent pas de remercier le peuple camerounais qui les accueillent depuis 2013 pour certains et avant cette date pour d’autres.
 

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