Développement du secteur rural : les nouvelles orientations

Une réflexion se tient entre experts depuis hier à Yaoundé pour définir une stratégie la décennie 2020-2030.

Le Cameroun peaufine sa stratégie de développement du secteur rural pour les dix prochaines années. Une rencontre y relative se tient depuis hier à Yaoundé à l’initiative du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). Il s’agit d’adopter le document de la stratégie de développement du secteur rural couplé à son Plan national d’investissement agricole pour la période 2020-2030. Boussole qui devra de servir de cadre de référence pour les interventions des acteurs du secteur au cours des dix prochaines années. « Dans l’optique de l’émergence 2035, il y a eu une première phase qui était soutenue par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, la stratégie de développement du secteur rural, le plan national d’investissement agricole. Cette phase est arrivée à son terme. Nous préparons donc la deuxième phase qui sera sous-tendue par le document de la stratégie nationale de développement. Le secteur rural qui est un secteur important de notre économie devrait donc s’allier non seulement à ce document, mais aussi aux engagements internationaux pris par l’Etat », a expliqué Gabriel Mbairobe, Minader. 
Pour accompagner le développement du secteur rural, quatre leviers sont à activer d’après la nouvelle stratégie en cours de validation. Le développement des filières, celui des infrastructures à travers le désenclavement des bassins agricoles, l’amélioration du cadre des affaires en agriculture pour attirer le secteur privé et aussi la promotion de la sécurité alimentaire à travers l’organisation des petits producteurs et des organisations paysannes. Dans son propos introductif, Dr Athman Mravili, représentant de la FAO au Cameroun, porte-parole des partenaires techniques et financiers, a indiqué qu’« à l’issue du présent atelier, le Cameroun disposera d’un excellent outil de pilotage économique et politique dans le secteur rural». Pour Tobie Ondoa Manga, coordonnateur du secrétariat technique du secteur rural qui a présenté cette stratégie hier aux différents partenaires techniques et financiers, plusieurs contraintes doivent d’abord être levées. « Jusque-là, on n’a pas eu de ressources en quantité et en qualité suffisantes pour pouvoir lever certaines contraintes. Il faut intégrer l’agriculture dans le système d’enseignement parce que c’est l’un de nos atouts et donc il faut pouvoir donner des capacités aux acteurs du domaine. Il faut également les outiller à la gestion des exploitations. Nous avons une grande composante en termes d’amélioration du capital humain. Il faut aussi améliorer l’environnement de production sinon tout le monde va encourager les jeunes à rester dans les villages car ils auront les moyens de gagner leurs vies», affirme Tobie Ondoa Manga. Les travaux s’achèvent ce jour.
 

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