Economie

Centre post-récolte de cacao de Ntui : les affaires sont bonnes

Le directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacaoa a effectué une descente mercredi dernier sur ce site construit sur financement propre des producteurs.

Le centre post-récolte de Ntui dans la région du Centre séduit ses visiteurs. Non seulement il a été financé, équipé par les producteurs de cacao du Mbam et Kim rassemblés au sein de la société coopérative des entrepreneurs de cacao, mais en plus, ces derniers appliquent à la lettre les bonnes pratiques agricoles. Résultat, le produit qui en sort figure parmi les meilleurs du pays. Le cacao grade 1 et les prix pratiqués comblent les attentes de ces cacaoculteurs.Le kilogramme de fève est commercialisé directement aux industries chocolatières à 1640 F. C’est le constat fait mercredi 9 septembre 2020 par le directeur exécutif de l’Organisation internationale du Cacao(ICCO), Michel Arrionlors d’une descente à Ntui. Accompagné du directeur général de l’Office national du cacao et du café (ONCC), Michael Ndopinget du président du conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), Apollinaire Ngwe, le directeur exécutif a avoué qu’il ne s’attendait pas à voir un centre aussi moderne et pratiquant de tels traitements post-récole du cacao. Il n’en a vu jusqu’ici qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes, « c’est très réconfortant de voir qu’en Afrique on peut mettre en place un tel système », s’est-il réjoui. « Lorsque j’entends qu’on arrive à vendre le kg à 1600 F. C’est impressionnant parce que c’est le double du prix indicatif pratiqué dans d’autres pays », a-t-il ajouté.
Pour ce qui est des techniques pratiquées,elles se sont fortement améliorées. Il y a eu amélioration et équipement du centre de traitement post-récolte des fèves de cacao d’excellence, la formation sur la qualité marchande du cacao, du personnel dans la collecte et le transport du produit. L’on compte également la réception et la mise en fermentation du cacao, le brassage et le contrôle de la fermentation sans oublier le séchage, contrôle d’humidité, triage, conditionnement et le prélèvement des échantillons. 
Bien que le prix du kilogramme de cacao de ce bassin de production ait augmentépassant de 750 F pendant la campagne cacaoyère de2016-2017 à 1640 F au cours de la campagne de 2019-2020, l’on observe tout de même une grande baisse de la production pendant ces dernières années.A titre d’exemple, l’on a seulementrécolté 30 tonnes pendant la dernière campagne contre 1202 tonnes en 2016. Comme l’explique le vice-présidentde ladite coopérative, Bernard OndoaAmoka, cette variation du tonnage commercialisé s’explique par le fait de l’amélioration de la qualité. « Nous sommes passés de 2016 à 2020 du cacao vrac au cacao d’excellence, en passant par le grade I d’où cette baisse progressive constatée », explique-t-il.
 

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