Politique

Candidatures aux régionales : l’épreuve de la sélection

Des primaires, investitures ou appel à candidatures sont des méthodes de désignation utilisées par les partis politiques.

Investiture. C’est le mode de sélection de candidats adopté par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Ce parti politique a en effet décidé de désigner après étude de dossier, ses candidats pour les élections régionales. Autrement dit, cette désignation n’est pas conditionnée par une élection dite primaire. Il s’agit pour les candidats, à la lumière de la circulaire signée du président national du RDPC, Paul Biya, « de déposer individuellement leurs dossiers de candidatures auprès de l’instance départementale compétente du parti ». Cet acte est le début un processus interne de sélection qui commence par la commission départementale de réception et d’analyse, puis tombe sur la table de la commission régionale de contrôle, et reçoit la sanction de la commission nationale d’investiture. Cette dernière instance est placée sous l’autorité directe du président national. Elle est chargée « d’examiner l’ensemble des documents transmis par la commission régionale de contrôle et prépare le dossier des investitures à soumettre au président national ».   
Au sein du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), on parle de « primaires d’arrondissements ». Pour son président, l’hon. Cabral Libii, cette approche vise non seulement à prendre en compte la composante sociologique du département, circonscription électorale aux régionales, mais d’implémenter la décentralisation dans le choix des candidats. Concrètement, le PCRN veut impliquer la base dans la désignation de ceux qui devront porter leurs préoccupations au niveau de la région. Une dynamique d’implémentation de la « démocratie représentative » au niveau interne. Dans ces conditions, le parti dit être sûr de maintenir vive « l’affection entre le sommet et la base du parti ». L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) reste dans cette logique de sauvegarde des liens entre les instances du parti et la base. Dans cette logique, on y indique qu’aucun critère de présélection n’a été défini, car « il faut éviter de frustrer ». Ainsi, tout militant désireux de postuler constitue son dossier et le dépose au niveau de la commission ad hoc chargée des investitures. C’est cet organe qui est habilité à investir les candidats. Toutefois, la direction du parti peut intervenir pour des arbitrages.
L’option « Appel à candidature » est en expérimentation par le Parti de l'Alliance libérale (PAL). La formation politique dirigée par Celestin Bedzigui dit accueillir « pour investiture après examen de profil et de moralité les candidatures de tous citoyens jouissant de leurs droits civiques et ne tombant pas sous le coup des conditions d'inéligibilité prévues par les lois en vigueur ». La volonté du PAL, même s’il ne contrôle pas de communes dans la Lékié, est de « convaincre les élus locaux qui constituent le corps électoral de la nécessité d'un changement d'esprit et de figures qui ont pris en otage la représentation des population ». Tout un challenge.
 

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