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Réhabilitation de la Lfpc : et maintenant ?

Après la sentence du Tribunal arbitral du sport de lundi dernier, les yeux sont désormais rivés vers l’assemblée générale et la réunion du Comité exécutif de la Fécafoot de la semaine prochaine.

Depuis lundi dernier, les droits de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) liés à l’organisation des championnats professionnels au Cameroun sont rétablis à compter du 18 octobre 2019. Ainsi a tranché, depuis Lausanne, le Tribunal arbitral du sport (Tas). Une sentence que la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) va soumettre à ses organes internes compétents que sont le Comité exécutif et l’Assemblée générale. Deux instances qui vont siéger les 24 et 25 septembre 2020.
Dans le champ des scénarios, ces instances peuvent décider d’une nouvelle suspension de la Ligue (comme le prévoit l’article 15 des statuts de la Fécafoot) ou de se conformer à la décision de la juridiction sportive internationale. En confortant et en confirmant le retour au premier plan de la Lfpc qui devra rapidement faire tourner ses engrenages après plus d’une année d’hibernation. Une solution « pacifique » qui ne règle pas pour autant les interrogations liées aux organes dirigeants de la Lfpc. Le 28 juillet 2016, le général Pierre Semengue était porté à la tête de la Ligue au terme de l’assemblée générale élective pour un mandat de quatre ans. Mandat parvenu à son terme depuis près de deux mois. Un nouvelle assemblée générale élective est donc requise pour la poursuite des activités au sein de la Lfpc. 
Qui donc pour représenter la Lfpc aux assises de la semaine prochaine ? En rappel, la Lfpc est membre de la Fecafoot à la lumière de l’article 11 alinéa 1a de ses statuts. En cette qualité, elle est astreinte de garantir l’élection de ses organes décisionnels au moins tous les quatre ans. Une situation d’inactivité manifeste pouvant servir de prétexte à la poursuite du mandat du Comité technique transitoire (Ctt). Entité organisatrice de la récente saison des championnats professionnels dont le mandat court jusqu’au 31 août 2021. On se souvient que l’avènement du Ctt est intervenu à la suite de la suspension de la Lfpc par la Fecafoot pour « manquement, dysfonctionnement et défaillance constatés, de toutes les prérogatives déléguées à la Ligue de football professionnel du Cameroun » (résolution n°4, session du comité exécutif du 3 septembre 2019). Une prérogative dévolue à l’instance fédérale tout comme l’exclusion d’un membre. De la même façon qu’il n’est pas à exclure une intervention étatique pour la sauvegarde des hauts intérêts du football camerounais et dans la perspective du CHAN 2021. Vivement la fin de la récréation.  
 

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