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Dure est la loi

Au moment où une partie de la classe politique, se prépare pour l’échéance du 6 décembre 2020 en vue de l’élection des premiers conseillers régionaux de l’Histoire politique de notre pays, une certaine agitation s’est emparée de quelques acteurs en mal de publicité qui, depuis belle lurette, ont choisi comme mode d’expression, la défiance de l’Etat. Ainsi, depuis la convocation des collèges électoraux en vue de la tenue de ce scrutin qui devrait permettre à notre pays de compléter les institutions prévues par la Constitution du 18 janvier 1996, l’on entend de la part de l’un de ces partis politiques, des appels au soulèvement et au renversement des institutions. Ce, sous le fallacieux prétexte de « marches pacifiques ». Alors que les leaders politiques sont sur le terrain en ce moment en vue de mobiliser les candidatures dans la perspective de l’élection annoncée, le responsable de cette formation fait le tour de ses « alliés » en vue de parvenir à ses fins le 22 septembre prochain. 
Dans le communiqué signé hier par son porte-parole, le gouvernement s’est voulu clair : le Cameroun ne saurait être le théâtre d’expérimentation des pratiques d’un autre âge en vue de permettre à un individu en quête de pouvoir, par tous les moyens, d’assouvir son sombre dessein. Le ministre de la Communication s’est du reste fait fort de rappeler que tous ceux qui seraient tentés de suivre ce parti politique dans cette démarche devront faire face à la dure réalité de nos lois. En la matière, et comme l’a rappelé le porte-parole du gouvernement, le Code pénal camerounais et surtout la loi du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme sont sans équivoque sur la punition de ces manquements. Cette dernière est du reste très claire en ce qui concerne la condamnation des actes visant à intimider la population, à provoquer une situation de terreur, à perturber le fonctionnement normal des services publics, la prestation de services essentiels aux populations ou de créer une situation de crise au sein des populations et à créer une insurrection générale dans le pays. Pour punir ce type d’égarements que le législateur a qualifié à l’article 2 de cette loi d’ « actes de terrorisme », c’est la peine de mort qui est prévue. En procédant à ces rappels hier, le gouvernement a simplement voulu rappeler aux uns et autres cette assertion qui est couramment citée par tous, mais que l’on tend malheureusement à fouler aux pieds à la première occasion : « Nul n’est censé ignorer la loi ». Personne ne devrait donc être surpris des conséquences des actes qu’il serait amené à poser pour perturber l’ordre public et le fonctionnement normal des institutions. La loi peut s’avérer dure, mais elle reste la loi.
 

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