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Reconversion : enganamouit pense à son futur

« End. Thanks for all ». Des mots signés Gaëlle Deborah Enganamouit sur les réseaux sociaux le 9 juin 2020, le jour de ses 28 ans, qui ont eu l’effet d’une bombe dans l’univers du football féminin continental. L’annonce de sa retraite ? Le voile semble se lever sur l’avenir de la Joueuse africaine de l’année 2015 qui n’a plus été vue chez les Lionnes indomptables depuis la fin de la Coupe du monde 2019. Depuis le début de la semaine en cours, l’ex-joueuse de Malaga (en Espagne), Lorema de Yaoundé ou d’Eskilstuna United (en Suède) suit un séminaire de formation des formateurs à Yaoundé. La semaine dernière déjà, l’attaquante faisait partie du panel des leaders du football féminin africain ayant reçu les explications de la stratégie à court et à moyen termes de la Confédération africaine de football. Rencontré par CT entre deux modules, Gaëlle Enganamouit s’est confiée sur les prochaines orientations de sa carrière sportive.   

 

Gaelle Enganamouit est-elle définitivement retirée des terrains de football ?
Non, je ne crois pas. Je dirais qu’aujourd’hui, je suis dans une autre phase de ma vie et de ma carrière sportive. Ça n’a rien à voir avec le fait que je reste une footballeuse qui pense à sa reconversion. 
Vous suivez actuellement un séminaire de formation pour instructeur et éducateur sous l’égide de la Dtn de football. Concrètement, c’est quoi le projet ?
En fait, je suis là en face de ces encadreurs pour apprendre. Je suis déjà en train de penser à mon futur après ma carrière professionnelle. Le but est de transmettre tout ce que j’ai accumulé en tant que joueuse, pourquoi pas dans la peau d’un entraîneur. 
Comment se déroule de façon globale cet apprentissage ?
Bien, je dirais. Je comprends que le football, ce n’est pas que sur le terrain. Les encadreurs, depuis le banc de touche font un énorme boulot dans la transmission des consignes que les joueurs devront matérialiser sur le terrain. Avant d’y parvenir, ils se font formés par des éducateurs qui les initient aux rudiments de la tactique, du physique, de la psychologie de la préparation des joueurs. J’ai le privilège de participer à ce stage au Cameroun et j’espère mettre prochainement en pratique tout ce que j’y ai appris. 
Existe-t-il des modèles qui ont influencé cette nouvelle orientation ?
C’est un rêve pour moi d’être, pourquoi pas, comme mon « père » Carl Enow Ngachu qui m’a encadrée. C’est grâce à lui que je me retrouve ici aujourd’hui avec son soutien. Si demain je suis entraîneur, je souhaite pourquoi pas être et connaître un parcours comme le sien.  
Vous êtes la promotrice de la « Fondation l’enfant des rails » qui connaît un nouveau développement dans son déploiement…
La fondation se porte bien. Vu la pandémie à Covid-19, j’ai pris la précaution de mettre un terme à toutes les activités afin de respecter les mesures édictées par le gouvernement. Nous restons dans l’attente de la décision de la Fédération autorisant le retour des compétitions. Entre temps, j’ai mis sur pied un collège bilingue qui va fonctionner selon le système sport-études. Le collège va fonctionner normalement comme un établissement scolaire avec un personnel enseignant qui lui est dédié. Le privilège sera accordé aux jeunes filles, pensionnaires de la « Rails Football Academy » d’y fréquenter gratuitement. 
A quand une équipe de votre académie dans une compétition de la Ligue de football féminin du Cameroun ?
La saison dernière, nous avons espéré jouer la deuxième division. Nous nous sommes affiliés. Malheureusement le championnat n’a pas pu se disputer. Nous espérons qu’avec la relance des compétitions, nous pourrons y participer cette saison. 
 

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