Economie

Finances des ménages : en mode « multi-jobs »

Les Camerounais sont de plus en plus nombreux à multiplier leurs sources de revenus pour arrondir leurs fins de mois mais aussi suivre leurs passions.

Ils sont unanimes. Gérer le quotidien avec un seul revenu est de plus en plus difficile. Alors il faut multiplier les sources d’entrée d’argent, afin de supporter les charges. Si sous d’autres cieux, la pratique des « slasheurs » est ancienne, au Cameroun on commence à s’en accommode en. Ils sont en effet de plus en plus nombreux les Camerounais qui rajoutent à leur activité principale, d’autres affaires. Et ce parfois dans des secteurs à l’opposé de leurs métiers. C’est le cas d’Angela W., journaliste qui vient d’ouvrir un institut de beauté. Situé au quartier Mvog-Betsi (carrefour MEEC) à Yaoundé, cet établissement de bien-être qui offre des services de beauté et de make-up est géré par la sœur aînée d’Angela. « Je ne pouvais pas être disponible à temps plein pour piloter cette nouvelle activité, et il m’en fallait une pour pouvoir augmenter mon revenu à la fin du mois. Donc c’est ma sœur qui s’en occupe et pour le moment, je ne me plains pas », confie-t-elle.
Amina Njoya pour sa part a flairé l’affaire très tôt. Avant même la fin de ses études en médecine, elle s’est lancée dans la vente des vêtements, chaussures, sacs et autres accessoires de mode. « J’ai eu des soucis de finances avant la fin de mes études en médecine. Ayant déjà la possibilité de faire des achats personnels de temps en temps en Europe et ailleurs, je me suis dit pourquoi ne pas transformer cela en commerce, surtout que du bas de gamme saturait déjà le marché et que les gens étaient en quête de qualité. L’autre motivation, c’est que j’aime être à l’abri du besoin. En plus de cette activité, je viens aussi d’acheter un taxi », confie Amina Njoya. Entre deux consultations, ce médecin également étudiante en Master dans une école supérieure n’a besoin que d’une connexion Internet pour valider les commandes. « Vu que je fais parvenir les colis par vagues et que tout dépend de la quantité de marchandises, je peux avoir un bénéfice de 200.000 F pour un colis de 23 kilos ou 300.000 F pour celui de 46 kilos », explique Amina Njoya.
A l’observation, les activités explorées par ces salariés autant du secteur privé que public sont aussi variées que nombreuses. Lorsque ce n’est pas le commerce de tout type d’articles, ce sont des consultations ou encore des activités agropastorales. Comme cet employé d’une institution publique qui s’est lancé dans l’élevage des porcs et des poulets. L’activité, même si elle nécessite un suivi particulier, rapporte d’importants moyens à ce cadre. Et si les motivations à cette option d’avoir deux ou plusieurs boulots sont en général d’ordre pécuniaire, certains pensent aussi que cela permet de « se changer les idées»…  
 

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