Economie

Renforcement des interprofessions : au tour de l’aquaculture

Un atelier se tient depuis hier à Yaoundé entre acteurs et experts, pour mieux comprendre le fonctionnement de ce concept dans le secteur.

Une convention a été signée entre le gouvernement camerounais et l’Union européenne (UE) pour aider à appuyer au renforcement de l’interprofession. Concrètement, cet accord stipule que l’UE apporte son expertise sur ce qui se fait dans ses pays membres ou ailleurs. Expliquer notamment aux acteurs des différentes filières comment ce concept fonctionne, ses missions, composantes. Quel est son rôle, quels en sont même les acteurs. 
C’est à cet effet qu’un atelier spécifique de renforcement du dispositif interprofessionnel dans la filière aquacole se tient depuis hier, jeudi 24 septembre à Yaoundé. Selon Guy Iréné Mimbang, directeur des pêches, des industries halieutiques au ministère des Pêches, de l’Elevage et des Industries animales, qui a ouvert les travaux, malgré les efforts fournis par le gouvernement en matière de développement de cette filière, de nombreux progrès sont encore nécessaires pour atteindre  non seulement la sécurité alimentaire, mais aussi la modernisation de l’outil de production.
 Il ajoute que les interprofessions sont des outils complexes qui jouent un rôle majeur dans le développement des filières de beaucoup de grands pays producteurs agricoles. Pour ce qui est du Cameroun, cette démarche n’a été initiée qu’il y a quelques années dans plusieurs filières mais, un flou règne dans la compréhension même de cette notion pour beaucoup. « L’objectif de cet atelier est donc de répondre à ces interrogations, clarifier  le modèle que le Cameroun souhaite mettre sur pied  et susciter sa création dans les filières qui n’en ont pas », explique Guy Iréné Mimbang. 
Hamn Jean-Marc, expert en interprofession à l’UE indique qu’il s’agira d’emmener le benchmak et les réalisations des autres pays pour construire un système qui soit le plus adapté à la réalité du Cameroun et des différentes filières agropastorales.  Cela renforce le rôle des acteurs privés, de ceux qui font la chaîne de valeur, la richesse de production et donc de renforcer la capacité de du pays. L’expert reconnait que des bases ont été posées, mais d’après lui, il y a des interprofessions qui existent mais le cadre réglementaire ce n’est pas suffisant pour permettre un véritable développement de cet outil, et une montée en capacité des filières concernées synonymes  de meilleures productions et de réduction des importations.
 

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