Culture

Droit d’auteur de l’art musical : l’assemblée générale sera en octobre

Mercredi dernier à Yaoundé, le Minac a reçu les membres de la Sonacam ainsi que plusieurs artistes pour l’organisation de ce rassemblement électif.

Environ huit heures pour s’accorder sur les modalités d’organisation de la prochaine assemblée générale élective de la Société nationale camerounaise de l’art musical (Sonacam), prévue le mois prochain. Mercredi dernier à Yaoundé, les organisations de gestion collective et les artistes étaient en concertation avec le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt pour une ultime rencontre avant le rassemblement électif du nouveau bureau de la Sonacam. Et d’entrée de jeu, le ministre des Arts et de la Culture (Minac) s’est voulu clair : « Le but majeur de cette rencontre est d’aplanir tous les malentendus qui subsisteraient entre les organisations de gestion collective et les artistes qu’ils sont censés encadrer, et aboutir à une résolution consensuelle pour l’organisation d’une assemblée générale élective inclusive au mois d’octobre prochain. » En effet, la date du 24 octobre 2020 a été retenue pour cette assemblée générale élective. D’après le Minac, le climat délétère généré par la gestion approximative par les artistes eux-mêmes des redevances du droit d’auteur depuis plus d’une vingtaine d’années, a ravalé le musicien camerounais au niveau des personnages curieux, revendiquant toujours des statuts multiples, peu sérieux, enclins à un activisme exacerbé dans les affrontements absurdes, des critiques acerbes contre les organisations de gestion collective de droits d’auteurs et parfois leur tutelle. 
Afin que cette assemblée générale rencontre un succès sans faille, un chronogramme détaillé des activités à mettre œuvre pour une organisation harmonieuse, inclusive et apaisé a été proposé par la Commission de contrôle des organismes de gestion collective. Elle assurera d’ailleurs la supervision générale de toutes les opérations devant aboutir à la mise en place de nouveaux organes dirigeants des organisations de gestion collective. L’urgence affichée étant que la tutelle, les artistes et hommes de culture travaillent en synergie pour préparer avec vigueur et professionnalisme toutes les étapes permettant le meilleur développement des activités de ce sous-secteur.
La Sonacam se présente dès lors comme l’une des structures qui devrait redonner confiance aux artistes et être à l’avant-garde de la concrétisation de leurs nouvelles activités de résilience. « Que chaque artiste accepte de renoncer définitivement aux excès, préjugés, fantasmes et autres qui ont porté préjudice au développement harmonieux du sous-secteur Arts et Culture, en vue d’opérer définitivement le sursaut patriotique nécessaire permettant à la culture et à tous les artistes de travailler au succès des missions assignées au ministère des Arts et de la Culture », a martelé Bidoung Mkpatt.
 

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