Lutte contre les changements climatiques : la solution par l’agroforesterie

Le rôle de ce pan de l’environnement est au cœur d’une concertation entre l’Etat et les experts depuis hier à Yaoundé.

L’atelier de lancement et de planification des activités du projet de renforcement des capacités du Cameroun pour une augmentation du potentiel de résilience et d’atténuation aux changements climatiques à travers l’agroforesterie dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord (Readness) se tient depuis hier à Yaoundé. L’objectif des assises est de renforcer les capacités des structures comme l’Institut national des statistiques et l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc). A terme, celles-ci devraient détenir suffisamment de données crédibles pour la recherche des financements au Fonds vert climat (FVC) et à la finance carbone pour les différents secteurs de développement, notamment celui de l’agriculture. Il est question de donner au Cameroun, à travers ces deux institutions, l’aptitude de pouvoir évaluer l’impact des changements climatiques du pays dans le domaine de l’économie et de leur permettre de disposer d’outils nécessaires à la prise de décisions.


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En fait, cet atelier est l’épilogue de la signature d’un accord de partenariat pour la mise en œuvre du projet Readness, entre le gouvernement du Cameroun et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette initiative financée par le FVC vise à apporter un appui aux principales institutions techniques engagées dans la mise en œuvre des actions de lutte contre les changements climatiques au Cameroun. 


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Selon Paul Tchawa, secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded), l’objectif est d’aboutir au renforcement des capacités des structures chargées d’observer l’impact des techniques de l’agroforesterie sur les rendements, la durabilité des systèmes et des capacités de ces agrosystèmes à fixer le carbone. Pour Joseph Amathie Amougou, directeur général de l’Onacc, il est important de produire des données crédibles et à ce titre, il faut des capacités techniques, sérieuses et des hommes bien formés pour ressortir les avantages à tirer des secteurs de développement tels que l’agriculture.


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