Lutte contre la contrefaçon : toute une batterie de mesures en marche

Les ministères en charge du Commerce et de l’Industrie déploient des équipes et des normes pour dénicher et sortir du marché les produits d’origine douteuse.


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C’est en véritables gendarmes que les équipes de la Brigade nationale de contrôle et de la répression de la fraude du ministère du Commerce (Mincommerce) veillent sur l’espace commercial camerounais. Aucun produit contrefait ne doit pénétrer le marché. Jours et nuits donc, elles effectuent des descentes ordinaires et parfois inopinées sous la houlette du chef de brigade. Ainsi, magasins, pharmacies, entrepôts, bars, restaurants et librairies, sont passés au scanner, suivant un calendrier préétabli. Afin de diversifier le contrôle, ces équipes sont reparties entre les différentes régions et départements du pays. Dans le même ordre d’idées, la Brigade a opté pour une collaboration avec les populations. C’est dans ce sens qu’elle a mis en place un call center, une sorte de service de collecte des dénonciations et autres plaintes liées à des activités de contrefaçon. Logée au ministère Mincommerce, cette structure répond au numéro 1502. D’après des informations recueillies au sein de ce département, les plaintes formulées sont répertoriées, évaluées et font, le cas échéant, l’objet de descente.  


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A la base, sous fond de sensibilisation, ces descentes aboutissent souvent à des saisies des stocks de produits contrefaits. Au rang de ces produits, des boissons alcoolisées et hygiéniques, des pagnes, des saucissons, des médicaments, l’eau minérale, les couches jetables, les huiles végétales,…..entre autres. Un butin très souvent destiné à être détruit, question d’éviter qu’il ne soit réintroduit dans le marché. 


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Le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), est également partie prenante de la lutte contre la contrefaçon. A cet effet, elle veille à travers une direction consacrée aux normes et à l’Agence des normes et de la qualité (Anor), une structure placée sous sa tutelle, à la bonne qualité des produits vendus sur le marché camerounais. 


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Depuis sa création en 2009, l’Agence a élaboré un portefeuille de près de 2 800 normes dont des centaines sont d’application obligatoire. Celles-ci concernent plusieurs domaines, tels que la technologie et l’agroalimentaire. L’agence intervient dans la création de l’entreprise en délivrant aux locaux un certificat de conformité, tandis que pour l’extérieur, le processus passe par le Programme d’évaluation de la conformité avant embarquement des marchandises importées en République du Cameroun (Pecae). Lequel a pour rôle de prévenir l'importation au Cameroun de produits dangereux, ne respectant pas les normes de qualité et ou de sécurité ainsi que des contrefaçons. Tous les produits importés et réglementés doivent désormais se conformer à des normes nationales ou à des règlements techniques approuvés et obtenir un Certificat de Conformité.


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