Politique

Municipales 2020 : fin du contentieux

Hier, en clôturant l’audience y relative, la Chambre administrative a confirmé les présences du PAL et du FDC au sein de l’exécutif communal de Monatélé. Le recours du PDC à Elig-Mfomo rejeté.


Le contentieux relatif aux élections municipales du 9 février 2020 s’est refermé hier. Après six jours d’audience, la Chambre administrative de la Cour suprême a totalement vidé les affaires inscrites au rôle. Au cours de cette ultime séance, toujours présidée par son président, Daniel Ndoumbe Eteki, le département de la Lékié était en vedette. Dans cette circonscription de la région du Centre, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) avait introduit des recours auprès de cette juridiction contre le Parti de l’Alliance libérale (PAL) et le Front des patriotes camerounais (FDC). La requête du Rdpc dénonçait des irrégularités constatées pendant les opérations de vote dans certaines circonscriptions électorales. Lesquelles ont permis à Célestin Bedzigui, président du PAL et à Denis Emilien Atangana, président du FDC de glaner des voix qui leur ont permis d’intégrer le conseil municipal de la commune de Monatélé, chef-lieu du département de la Lékié. Après examen des différents recours, la Chambre a annulé la décision du Tribunal administratif de Yaoundé. Celui-ci avait ordonné la reprise des opérations de vote dans les circonscriptions querellées. 
Du coup, le PAL et le FDC restent présents dans ledit l’exécutif communal.  La juridiction annulera également la décision du Tribunal administratif de Yaoundé, concernant l’arrondissement d’Elig-Mfomo, dans le même département. Les opérations électorales seront confirmées et la reprise ordonnée par le Tribunal administratif annulée. Ici, le Rdpc était aux prises avec le Parti des démocrates camerounais (PDC). Dans la commune de Koutaba, département du Noun, région de l’Ouest, la victoire de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) a été confirmée pour des motifs identiques. 
De manière générale, l’on retient que la Chambre administrative de la Cour suprême a ordonné la reprise des élections de deux exécutifs municipaux. Makénéné et Maroua Ier, notamment. Un seul maire de la ville, celui de Kumba-ville, verra son élection reprise. Tous les autres recours introduits auprès de la Cour suprême ont été  rejetés. Soit pour défaut de qualité des requérants, soit pour non-respect des délais requis par la loi. La chambre a également jugé irrecevable certaines requêtes  pour non respect des règles de forme.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps