Soudan : l’accord de paix signé

Le gouvernement de Khartoum et des groupes rebelles se sont engagés samedi à Juba au Soudan du Sud à mettre un terme à dix-sept ans de guerre.

Paraphé en août dernier, l’accord de paix soudanais a été signé samedi à Juba au Soudan du Sud entre gouvernement et groupes rebelles. Qualifié d’historique, cet acte doit mettre fin à dix-sept années de guerre marquées par un chaos indescriptible.  Côté autorités de Khartoum, Mohamed Hamdan Daglo, vice-président soudanais, a posé sa signature au bas du document sous le regard du général Abdel Fattah al-Burhane, président du Conseil souverain, et du Premier ministre Abdallah Hamdok. Pour la rébellion, Hemeti, un commandant du Front révolutionnaire du Soudan (FRS), une alliance de cinq groupes rebelles et quatre mouvements politiques, issus des régions du Darfour, du Kordofan-Sud et du Nil bleu s’en est chargé. Fruit de plusieurs années de négociation, cet accord de paix a été signé en présence des médiateurs et diplomates tchadiens, qataris, égyptiens, de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Nations unies qui ont aussi paraphé le texte.
Les huit protocoles signés par les différentes parties portent sur la propriété foncière, la justice transitionnelle, les réparations et les compensations, le développement du secteur nomade et pastoral, le partage des richesses, le partage du pouvoir et le retour des réfugiés et déplacés. Il prévoit également un démantèlement à terme des groupes armés et l’intégration des combattants dans l’armée. Aussi bien pour les belligérants que pour la communauté internationale, l’accord de Juba est porteur d’espoir pour l’avenir de ce pays. « Cette signature va vraiment nous permettre de laisser la guerre derrière nous. », espère Ismail Jalab, un responsable du Mouvement de libération du Soudan (MLS). « Le développement, le progrès et la prospérité (…) Le processus de paix fait face à des défis que nous devons surmonter à travers une action commune », a lancé Abdallah Hamdok. « La cérémonie d’aujourd’hui a un sens particulier pour le peuple du Darfour, offrant de l’espoir pour un avenir plus pacifique et prospère », a souligné Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). 
Cependant, le Mouvement de libération du Soudan (MLS), branche d’Abdelwahid Nour, au Darfour, n’a pas signé le texte. Ce mouvement armé est accusé par l’armée d’avoir encore lancé une offensive contre ses positions lundi. Le SPLA-Nord, un autre groupe rebelle, a signé un cessez-le-feu séparé permettant à ses combattants de conserver leurs armes « pour assurer leur propre protection ». 
 

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