Rentrée scolaire : comment la mi-temps fonctionne

Avec des quotas de 50 élèves par salle de classe, nombre d’établissements scolaires adaptent la formule en fonction de leurs effectifs, des enseignants et de la disponibilité des infrastructures.

« Est-ce que c’est ainsi qu’on prononce ce mot ? Dites-le encore en ewondo ! »  Esther Adiassa n’a pas besoin de s’égosiller pour se faire comprendre par ses élèves. Ce mardi à 10h30, l’enseignante de Langues et cultures nationales a mis les pieds dans le plat avec ses élèves de 2nde E du lycée bilingue d’Ekounou. Au menu, il y a des voyelles, des consones et des symboles à apprendre. Ce n’est qu’une partie de l’ensemble des élèves de cette salle. Au regard des effectifs souvent importants, les élèves de ce niveau sont séparés en plusieurs groupes. Cet établissement a opté pour le système de mi-temps, avec une orientation particulière.

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Au Lycée bilingue d’Ekounou, le système de mi-temps consiste à scinder les élèves en deux groupes qui s’alternent chaque semaine. Le premier groupe fait cours entre 7h30 et 12h30. Le second prend le relais de 12h30 à 17h. Ici, on a fait le choix de l’école complète. « Nous avons organisé des groupes qui intègrent les élèves de tous les niveaux, de la 6e en Terminale et de Form I à Upper Sixth », relève Roger Mendo Foumane, proviseur. Le responsable de l’établissement s’est organisé afin que tous les cycles et les sous-systèmes se rencontrent le matin et le soir. Pour les 6000 élèves à accueillir dans ce lycée, il n’y a que 64 salles pour 250 enseignants. « Avec la nouvelle organisation, nous évoluons à 131 salles de classe. Nous avons matérialisé les séparations à l’entrée de chaque salle afin que les élèves se retrouvent », ajoute le proviseur.

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Le plus difficile concerne la couverture des programmes. Le Lycée bilingue de Mendong est aussi un des gros porteurs de Yaoundé en termes d’effectifs. Quasiment 6500 élèves des sous-systèmes francophone, anglophone et bilingue pour 253 enseignants et 84 salles de classe disponibles. A en croire Jean-Pierre Voundi Abondo, le proviseur, tout le monde va désormais mettre la main à la pâte. Le recrutement des enseignants vacataires apparaît comme la seconde option pour couvrir l’ensemble des programmes. Depuis lundi, Roger Mendo Foumane, proviseur du lycée bilingue d’Ekounou, s’y attèle. « Nous examinons encore les dossiers. Surtout que nous avons des disciplines qui manquent souvent de personnels enseignants. Nous devrons aussi appliquer la polyvalence des enseignants », assure le chef d’établissement.

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