Kribi : Aïcha Maley devant le procureur

La jeune dame qui a tué son compagnon à coups de poignard le week-end dernier a été déférée au parquet hier.

Des lamentations à n’en plus finir à l’esplanade du commissariat central de la ville de Kribi ce 8 octobre 2020. Amis et connaissances auxquels se sont joints des curieux et quelques membres de la famille d’Aïcha Maley, la jeune dame qui a tué son compagnon à coups de poignard le week-end dernier à Elabè-Kribi, étaient tous en larmes. Les lamentations sont allées crescendo quand, la jeune dame, gardée par les éléments du commissaire divisionnaire Raymond Mman, entrait dans la voiture pour être conduite chez le procureur de la République près les tribunaux de première et grande instance de Kribi. L’émotion a été plus forte quand le bébé d’Aïcha Maley, âgé de 11 mois, fruit de son amour avec Arthur Akono, décédé, pleurait parce qu’il voulait rester dans les bras de sa maman qui prenait une autre direction après son entretien avec le procureur de la République.

Dans la soirée du 3 octobre 2020, Aïcha Maley, la vingtaine entamée, est allée au domicile de son compagnon, Arthur Akono, au quartier Elabè, à l’entrée Nord de la ville de Kribi. Selon la jeune dame, elle répondait à l’invitation de son amoureux. D’après les voisins, tout était calme. Personne ne pouvait alors imaginer que le pire allait se produire. Aux environs de 20h 30, des éclats de voix s’échappent de la chambre. Le voisinage pense alors qu’il s’agit d’une autre scène de ménage. « Arthur et Aïcha avaient très souvent des coups de gueule. Samedi soir, nous avons cru que c’était les mêmes scènes», fait savoir un voisin.

Des voix, des cris et puis des pleurs. Le drame s’est produit. Aïcha a poignardé son conjoint. Arthur Akono saigne abondamment. Il est conduit à l’Hôpital de district de Kribi où il rend l’âme quelques minutes plus tard. Mise aux arrêts par les éléments du commissariat central de la ville de Kribi, Aïcha Maley déclare qu’elle a agi en légitime défense. Selon elle, son compagnon la traînait au sol tout en la tenant par les cheveux. « Pour me sauver, j’ai utilisé le couteau qui était par terre. Je l’ai poignardé. Ce n’était pas pour le tuer », dit-elle. En se séparant des siens et de tous les autres pour la maison d’arrêt de Kribi, Aïcha, en larmes, regrettait son geste.

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