Menoua : la liste des chefs réhabilitée

Seuls deux des neuf recours déposés ont été validés par le Tribunal administratif lors de l’audience du contentieux lundi dernier.

« Mes colistiers et moi nous nous sentons très honorés et comblés parce qu’on a eu encore la preuve qu’étant Camerounais, on peut compter sur la force de nos institutions judiciaires qui n’ont pas manqué l’occasion de dire le droit.  Nous allons désormais nous concentrer sur la préparation de la campagne électorale proprement dite. Je remercie tous les cerveaux qui ont travaillé dans l’ombre, se sont déployés à nos côtés pour que la vérité soit respectée. » SM Gabriel Tsidie, chef supérieur du groupement Bamendou et tête de liste du commandement traditionnel dans le département de la Menoua, a le sourire large ce lundi soir, après la décision favorable rendue par le tribunal administratif qui réhabilite sa liste qui avait été rejetée par Elecam pour non-respect de la composante sociologique. Cette liste comprend les chefs des groupements Bamendou, Fossong-Wentcheng et Fombap.

L’autre recours reçu et validé par le Tribunal administratif est celui de Penka Nkamla qui a obtenu la disqualification de la liste de l’UMS dans le Haut-Nkam pour le collège des délégués de département. Motif : la tête de liste, Elie Kamga est bel et bien un militant du Rdpc. SM Amadou Rouphaï Dairou, lamido de Didango, dans le département du Noun, lui, a décidé d’aller se pourvoir à la Chambre administrative de la Cour suprême pour espérer obtenir réparation. Sa requête qui porte sur la non prise en compte de la minorité Bororo dans la liste du commandement traditionnel dans le Noun a été jugée non justifiée et rejetée par le tribunal. « Nous représentons environ les 1/3 de la population du Noun, et sur le plan économique, nous avons le cheptel appelé gros bétail. Or, on a choisi trois chefs traditionnels bamouns pour le commandement traditionnel et ignoré la minorité que nous sommes », grogne le chef traditionnel qui n’a pas encore jeté l’éponge.

En définitive, sur les neuf recours introduits auprès de cette juridiction, seuls deux ont reçu un avis favorable auprès des membres de la collégialité conduite par le président du Tribunal administratif, Martin Jules Mvelle Mendo’o. Pour le mandataire de l’Upc, Michel Eclador Pekoua, dont la liste n’a pas été réhabilitée, l’objectif du parti n’était pas qu’électoral, mais il consistait à tester la capacité du pouvoir judiciaire à se détacher de l’immixtion d’Elecam et du Minat dans les affaires de l’Upc. Ernest Pekeuho du Bric, lui aussi, entend ester à la chambre administrative de la Cour suprême pour que ses deux listes soient réhabilitées dans la Mifi et les Bamboutos.  

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category