Culture

Prix Goncourt 2020 : Djaïli Amadou Amal chez le Minac

L’écrivaine nominée dans la deuxième liste de cette prestigieuse compétition littéraire, a été reçue en audience par le ministre des Arts et de la Culture hier à Yaoundé.

« Valeureuse et talentueuse compatriote ». Le ministre des Arts et de la Culture n’avait que des mots élogieux à l’endroit de « son hôte de marque », l’écrivaine camerounaise de renommée internationale, Djaïli Amadou Amal. Reçue hier en audience par Bidoung Mkpatt suite à sa sélection dans la deuxième liste du prestigieux Prix Goncourt 2020, la femme de lettres qui fait actuellement les gros titres des journaux nationaux et au-delà était accompagnée de son époux, Amadou Baba, et de son éditeur camerounais de la maison Proximité, François Nkéné.

Ce moment de « communion » de près de deux heures, empreint de convivialité entre l’écrivaine, le Minac et ses plus proches collaborateurs, a permis notamment à la demi-finaliste du Prix Goncourt 2020 de marquer sa gratitude à son pays pour les multiples soutiens et la reconnaissance apportés à son travail. Djaïli Amadou Amal s’est dit très satisfaite de porter haut les couleurs de son pays au niveau international, à travers cette prestigieuse compétition littéraire.  La lauréate du tout premier Prix Orange du livre en Afrique en 2019 fait la fierté de son pays et du continent. Son roman à succès « Munyal : Les larmes de la patience », paru en septembre 2017 et désormais réédité sous le titre : « Les impatientes », ne cesse de glaner les victoires. L’écrivaine a avoué la fierté ressentie grâce à cette œuvre qui l’a portée au sommet de sa carrière littéraire.

Publié d’abord au Cameroun aux éditions Proximité, le roman « Munyal : Les larmes de la patience » a reçu le prix de la presse panafricaine et le prix Orange du livre en Afrique. Nominé dans 22 pays, l’ouvrage a été repris par les éditions françaises Emmanuelle Collas sous la dénomination « Les impatientes ». Selon Djaïli Amadou Amal, « cela prouve à suffisance qu’un auteur vivant au Cameroun, publiant dans nos maisons d’édition et dans nos imprimeries peut faire un travail reconnu à l’international. Il ne nous reste qu’à croiser les doigts et à prier pour le Prix Goncourt ». Et parce que le Cameroun honore ceux qui l’honorent, le ministre Bidoung Mkpatt s’est dit apte à encourager et à soutenir cette grande œuvre sociale qui aborde des problématiques liées à la condition des femmes dans le Septentrion camerounais, à savoir : les violences faites aux femmes, le viol conjugal, le mariage précoce et forcé, ainsi que la polygamie. Et ce, afin que le Cameroun rayonne de par le monde grâce au talent de Djaïli Amadou Amal, auteure de plusieurs ouvrages.

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