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Côte d’Ivoire : la CEDEAO invite à la retenue

La délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest exhorte l’opposition à regagner le processus électoral.

Au terme de deux jours Abidjan en Côte d’Ivoire, la délégation interministérielle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est prononcée lundi soir sur le cours des évènements au pays des Eléphants. Conduite par Shirley Ayorkor Botchway, ministre ghanéenne des Affaires étrangères, la mission a rencontré le président Alassane Ouattara, en course pour un troisième mandat, échangé avec le Premier ministre, Hamed Bakayoko, et des leaders de l’opposition dont Henri Konan Bédié et Pascal Affi Nguessan. En guise de recommandations, elle a invité les acteurs politiques à la retenue et a demandé à l’opposition de reconsidérer son mot d’ordre de « boycott actif ». « La mission a exhorté les candidats à se concentrer sur des points réalistes devant aider au dénouement des différends, en vue d’une participation inclusive, transparente, crédible et non violente à l’élection présidentielle. La mission a exhorté les candidats et les partis politiques à faire des efforts considérables afin de parvenir à un accord concernant l’élection présidentielle », a déclaré le chef de la délégation sous-régionale.

Avant de quitter la capitale ivoirienne, la mission de la CEDEAO a également invité les militants de l’opposition à ne pas se laisser utiliser « pour perpétrer des actes de violence, comme le blocage des routes ». « Ce sont des activités criminelles. En démocratie, si le peuple doit pouvoir s’exprimer, c’est à travers le vote », a rappelé le chef de mission. Pour l’opposition, cette remarque sonne comme un désaveu de sa démarche. Le leader du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, sollicite désormais « l’implication personnelle » d’António Guterres, Secrétaire général des Nations unies, « dans la résolution de la grave crise politique qui secoue encore [le] pays ». Du côté du pouvoir, l’on tance l’opposition et pense qu’elle ne dispose pas de ressources conséquentes pour prendre part au scrutin du 31 octobre prochain. « Nous sommes quatre candidats, mais il y en a deux qui hésitent encore. On me dit qu’ils n’ont pas assez d’argent pour la campagne. On va demander au ministre des Finances de leur faire crédit. Ils parlent de dialogue, hier le Premier ministre les a conviés au dialogue, mais tous ne sont pas venus […]. Ils savent que s’ils viennent aux élections, ils seront largement battus. Ils seront humiliés et c’est ça qu’ils essaient d’éviter », a déclaré Alassane Ouattara. L’opposition annonce une déclaration publique ce mercredi.

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