Politique

Ecole supérieure internationale de guerre : une délégation nigériane à la découverte

Conduite par le commandant de l’Ecole de guerre de l’armée de l’air du Nigéria, Olufemi Babajide Odeyinde, elle venait s’informer sur les programmes de cours dispensés au sein de cette école.

Lorsque s’ouvre hier, le portail vert de l’Ecole supérieure internationale de guerre (Esig) basée au quartier Simbock à Yaoundé, le maître des lieux, le colonel Pierre Loti Tiokap, commandant de l’Esig, attend un hôte de marque. Son homologue de l’Ecole de guerre de l’armée de l’air du Nigéria, le général de division Olufemi Babajide Odeyinde. Après les salutations d’usage, le chef de la délégation nigériane se prête à l’exercice du lavage des mains, de la prise de la température puis à la revue des troupes, avant de se diriger dans l’amphithéâtre de l’Esig où l’attend la dizaine de stagiaires qu’accueille en ce moment cette école internationale.

Le voyage d’étude qu’effectue la délégation nigériane à l’Esig rentre en droite ligne avec l’un des thèmes développés dans les programmes de l’Ecole de guerre de l’armée de l’air du Nigéria. Les 15 membres de l’équipe nigériane sont venus s’informer sur les contenus des cours dispensés à l’Esig, mais également en savoir un peu plus sur les approches et méthodes utilisées par le Cameroun lors des guerres conventionnelles. Ce, dans le but de voir comment les adopter, a indiqué Olufemi Babajide Odeyinde. C’est dire qu’en la matière, l’Esig fait figure de référence. Elle qui, depuis sa création le 13 janvier 2005, a déjà formé 664 stagiaires parmi lesquels 22 Nigérians dont l’un d’eux est l’actuel Attaché de défense au Haut-commissariat du Nigéria au Cameroun. L’Ecole de guerre de l’armée de l’air du Nigéria quant à elle, existe depuis 2016.

Pendant cette visite, l’équipe conduite par Olufemi Babajide Odeyinde a été édifiée sur les missions de l’Esig. Elle a appris, de la voix du commandant, que l’Esig forme, sur une scolarité annuelle de 10 mois, des officiers supérieurs des armées (Terre –Air – Mer) et de la gendarmerie, aptes à assumer de hautes responsabilités au sein de leur armée d’appartenance, en particulier dans les états-majors de haut niveau interarmées, interalliés et internationaux. A l’issue de leur cycle de formation à l’Esig, a ajouté le commandant, les officiers sont aptes à participer à la conception, à la planification et à la conduite des opérations interarmées, dans un cadre national, multilatéral ou interallié, aux niveaux stratégique et opératif, à exercer des responsabilités au sein des états-majors de haut niveau, de l’administration centrale ou au sein d’organismes nationaux et internationaux.  

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