Terroir: Mpo’o, l’appel au rassemblement

Il a été lancé dimanche sur les berges de la Sanaga à Edea, lors de la clôture de cette fête traditionnelle.

Edéa, chef-lieu du département de la Sanaga-Maritime, dans la région du Littoral. Edéa, le week-end dernier, samedi 10 et dimanche 11 décembre 2016, capitale du pays Mpo’o. Un pays qui, au-delà de l’entendement géographique, existe à travers ses quatorze cantons, disséminés dans les régions du Littoral, du Sud, du Centre. Quatorze clans, Yakalag, Adiè, Yasuku, Mbang, Yapeke, Badjob, Biso’o, etc. qui ont convergé vers les berges de la Sanaga pour la clôture de la 68e édition du Mpo’o. La fête du terroir organisée par l’Assemblée coutumière et traditionnelle des Elog-Mpo’o (Actem), placée sous le signe de la refondation. Dimanche, en présence du ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, une marée verte, vêtue du pagne Mpo’o à l’image du ministre des Enseignements secondaires, Jean Ernest Ngalle Bibehe, a célébré des racines remontant loin en Egypte.
Ces racines ont été prolongées par une grande migration le long du Nil, qui a conduit les ancêtres Mpo’o à travers le Sahel, les savanes, les forêts, passant par la grotte de Ngog Lituba, pour retrouver, pour le plus grand nombre, leur premier milieu de vie, l’eau. Un long périple au contact de divers peuples étrangers qui, selon Joseph Jean Paul Tjomb, président du comité d’organisation Mpo’o 2016, a enrichi les expériences et la culture Mpo’o. Il a également souligné les valeurs qui caractérisent les descendants de Mpoo Migenda Milibet : solidarité, probité, générosité, excellence. Rappelant par ailleurs que : « Premiers habitants des zones côtières, les Mpoo ont su faire montre d’hospitalité envers des peuplades venues de différents horizons. » Une qualité qui leur a donc permis d’être en avance sur le principe d’unité nationale.
En plus de cela, cette 68e édition aura aussi été l’occasion de rendre hommage à tous les fils Mpo’o qui ont participé à l’édification et au développement du Cameroun : George Ngango, les frères Thomas et Stanislas Melonè, Roger Gabriel Nlep, etc. Occasion aussi de lancer un appel aux Mpo’o pour porter haut leur identité. Appel au rassemblement, à l’impératif de parler d’une seule et même voix, comme l’a préconisé le chef du canton Adiè, Sa Majesté William Ndong Tchombe.
Dans le même sens, on aura assisté à un autre appel, lancé aux divinités de l’eau avec la danse des Bisima. Des pas esquissés par le canton Bakoko du Moungo. Comme lien avec le fleuve encore, les rites d’offrande regardés par toute la foule. Cela après avoir entonné le chant de ralliement. Et surtout après avoir pris part à la messe dite par le père Gabriel Anda Toko, un autre fils du terroir.
 

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