Assurances : une journée pour renouer la confiance

La première édition organisée par le ministère des Finances hier à Ngaoundéré vise à éduquer les populations de la région de l’Adamaoua.

Dans la région de l’Adamaoua, le secteur des assurances reste mal connu. Ceci malgré le fait que l’assurance est un système permettant de prévenir un individu, une association ou une entreprise contre les conséquences financières et économiques liées à la survenance d’un risque particulier. « Nous avons collecté plus de 152,5 millions de F pour la couverture des autres branches et 1,420 milliard de F de primes pour la responsabilité civile automobile. 420 sinistres déclarés pour un montant de 373, 3 millions de F de dommages payés. Au total, 10 822 clients auprès des intermédiaires et 13 205 contrats d’assurances automobiles enregistrés », a confié Aurel Nkoa Janga, chef de service régional des affaires monétaires et des assurances de l’Adamaoua.


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Face à cette situation considérée comme alarmante, le ministère des Finances a organisé hier 28 octobre 2020, la première édition de la Journée des assurances dans la région de l’Adamaoua avec pour thème : « s’assurer, c’est affronter la vie avec plus de confiance. » Au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le gouverneur de la région Kidaldi Taguiéke Boukar, l’on a insisté sur la sensibilisation et l’information de la population cible sur les avantages d’être assuré. « Ces activités doivent être une réponse aux différents freins, à l’instar de la crise de confiance entre assureur et assuré. Il faudra mettre un accent particulier sur la vulgarisation des réformes, entre autres », a insisté le gouverneur. 


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Ce qui fait qu’à l’esplanade de l’hôtel de ville de Ngaoundéré qui a servi de cadre aux différentes expositions par les sociétés d’assurances, le public venu nombreux a eu droit à toutes sortes d’informations relatives au secteur des  assurances. « C’est une bonne initiative puisqu’il nous a été dit que l’assurance doit être guidé par des professionnels. C’est à nous de faire très attention quand nous souscrivons à une police d’assurance », a confié Mohamadou Issa, opérateur économique. Il avoue d’ailleurs que « si ça n’avait été une obligation d’assurer mon véhicule, je n’aurai jamais souscrit à une quelconque police d’assurances, parce qu’en cas de sinistre, il devient difficile pour l’assureur de vous dédommager. » Mais avec les échanges de cette journée, lui et beaucoup d’autres personnes savent désormais de quoi il en retourne. 


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