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Pénétrante Est : le chantier des grandes attentes

Le redémarrage des travaux de cette route suscite beaucoup d’espoirs au sein des populations, qui souhaitent les voir évoluer jusqu’à leur terme.

La reprise des travaux sur la Pénétrante Est était vivement attendue par les populations de la capitale économique en général, et les riverains en particulier, quelque peu lassés des multiples arrêts de ce chantier. La principale espérance des populations de Douala est de voir cette route être terminée et livrée. Ce qui mettra un terme aux désagréments dus à ces travaux qui se font de manière discontinue.
Parmi ces désagréments, les embouteillages provoqués par l’étroitesse de la chaussée et les nids-de-poule. De plus, les sites en chantier représentent un danger surtout sur les zones plus ou moins profondément dénivelées et abandonnées. Toutes choses qui créent des difficultés en termes de mobilité des populations dans cette zone.
« Nous attendons de cette société qu’elle fasse du bon travail. Nous sommes fatigués de ces arrêts des travaux qui nous créent beaucoup de problèmes. Voilà une déviation du quartier qui a été bloquée par toute une société. Voilà aussi des citernes qui ont bloqué l’entrée de la station-service. Tout ça à cause des travaux qui n’avancent pas. Les camions tuent fréquemment les gens ici », se plaint Désiré Ngankam, moto-taximan.
Pour M. Kengne, riverain du carrefour Ari, la réhabilitation de cette route va considérablement désenclaver tout le quartier et contribuer à la fluidité du trafic. « Ma principale attente est que la route soit faite entièrement. Quand on fait des promesses, il faut les réaliser. Nous attendions ces travaux depuis, mais chaque fois qu’on les programme, ça s’arrête », relève ce citadin.
Les conducteurs de camions desservant les corridors Douala-Bangui et Douala-N’Djamena comptent parmi les principaux utilisateurs de la pénétrante Est. De leur côté aussi, on espère que les embouteillages vont disparaître dès la fin des travaux. « Il y a des jours où conduire ici devient un véritable calvaire à cause des bouchons. Nous aimerions pouvoir rouler en toute fluidité jusqu’à la Dibamba. C’est notre rêve vis-à-vis de cette route », espère Amadou, conducteur de camion.
Au-delà des besoins liés à la fluidité du trafic, les populations de Douala caressent le rêve de voir la physionomie de cette partie de la ville changer. Notamment grâce à la construction des ouvrages d’art tels que les passages supérieurs et inférieurs, les giratoires, etc. Bien que le chantier actuel soit exécuté dans le cadre des travaux d’urgence en prélude au Chan 2021, les pouvoirs publics ont décidé de miser sur cette opportunité afin d’offrir à la capitale économique une infrastructure moderne et futuriste.

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