Economie

Lutte contre l’extrême pauvreté : toutes les régions désormais concernées

Le Projet filets sociaux financera les activités génératrices de revenus des plus vulnérables et de ceux dont les affaires ont été impactées par le Covid-19.

Depuis quelque temps, les activités du Projet filets sociaux sont en train de prendre une certaine ampleur. Elles sont accélérées d’une part du fait du Covid-19 qui a fortement ralenti le programme. La deuxième raison concerne son extension dans toutes les régions du pays pour la période 2019 à 2022. Le projet va ainsi toucher 276 000 ménages dont 80 000 pour la riposte économique au Covid-19. Ils seront choisis dans près de 140 communes. Ce qui explique sans doute les annonces de recrutement des opérateurs de terrain dans le cadre des cycles des transferts monétaires ordinaires (TMO) et de la phase 3 des transferts monétaires d’urgence (TMU). « Ceci nécessite un personnel et un accompagnement important des ONG, entreprises et autres agents », explique Michelin Njoh, coordonateur du Projet filets sociaux. Il est question de recruter deux types d’agents : l’un de ciblage communautaire qui va déterminer les ménages potentiellement bénéficiaires et un autre qui procédera à l’enregistrement des informations  importantes à envoyer dans le serveur du projet afin qu’un choix judicieux soit rapidement opéré sur les bénéficiaires. « Après cette sélection, le paiement est directement engagé. Nous avons mis en place un mode de paiement électronique, pour minimiser les déplacements des bénéficiaires et les attroupements. Nous avons prévu par bénéficiaire un montant de 180 000 F, payable en trois mois. Le premier mois, il reçoit 45 000 F pour s’occuper des besoins essentiels notamment le loyer, électricité et eau. Le deuxième mois, c’est le même montant qui lui est  transféré et le troisième mois, c’est une somme de 90 000 F qu’il reçoit pour lui permettre de relancer les activités économiques », explique le  coordonnateur. 16 milliards de F ont été mis à disposition pour 80 000 bénéficiaires dans les dix chefs-lieux de régions plus la ville de Limbe. 
D’autres financements sont envisagés. La Banque mondiale a parlé au départ de 100 milliards de F par rapport au Covid-19, mais compte tenu des avancées faites par le gouvernement, l’enveloppe a été réduite pour une contribution de 25 milliards de F au premier trimestre 2021. Au niveau de l’Unicef, le coordonateur indique qu’ils sont en pourparlers pour faire bénéficier 1000 personnes qui seront sélectionnées dans les villes de Yaoundé et Douala. Un financement qui vient en complément à celui du gouvernement. Il faut noter que l’Unicef s’occupe beaucoup plus des enfants et des vieillards. Il envisage cependant pour les ménages ayant au moins quatre enfants de moins de 18 ans, d’ajouter 45 000 F pour les deux premiers mois du paiement du gouvernement. Les ménages sont déjà répartis à cet effet. L’on compte 400 ménages à Douala et le même nombre à Yaoundé notamment. Les paiements commenceront en décembre et s’achèveront en janvier. 

 

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