Société

Etam-Bafia : un orphelinat en détresse

Malgré le délabrement, Sainte Ritha continue d’accueillir plusieurs enfants qui y ont trouvé un foyer.

Au quartier Etam-Bafia, Marie Josée Foumana, 75 ans, s'occupe d’enfants abandonnés et orphelins depuis près de 30 ans. Elle est la fondatrice de l’orphelinat Ste Ritha, centre d’accueil et d’insertion sociale. Le siège est une baraque faite de planches qui abrite actuellement 25 enfants (10 filles et 15 garçons) dont l'âge varie entre trois mois et 17 ans. Tout ce petit monde se partage deux dortoirs, dont les lits, pour la plupart, n'ont pas de matelas. Les habitants de ce centre vivent exclusivement de dons. « Nous recevons beaucoup d’aides en fin d’année. La plupart de nos bienfaiteurs vivent en Europe. L’Etat aussi nous apporte son soutien. C’est grâce à ces dons que nous vivons et que je peux envoyer les enfants à l’école publique. Lorsqu’ils sont en âge de se débrouiller, certains se lancent dans les activités génératrices de revenus et abandonnent l’école », explique la dame.
A l’orphelinat, chacun a une histoire. Loïc Jordan, le nourrisson, dernier arrivé, a été retrouvé un matin devant la porte de ce centre, il y a environ un mois et demi. Personne n’a des informations sur sa famille. Roger, 12 ans, a été conduit à l’orphelinat par une amie de sa mère à qui il avait été confié alors que sa génitrice était allée se « chercher » en Europe. Pour Roger également, aucune nouvelle de sa famille. L’encadrement des enfants est assuré par trois enseignants et un animateur pédagogique qui ne sont autres que les enfants et les membres de la famille de la fondatrice de l’orphelinat.
Marie Josée Foumana indique que le centre a besoin, pour un meilleur épanouissement des enfants et une bonne prise en charge, d’une rénovation complète, d’une bibliothèque, d’une salle informatique et d’aires de jeux. Sans oublier les denrées alimentaires et des vêtements pour les enfants. Marie Josée Foumana est au service des enfants en détresse depuis 30 ans. Après sa retraite en 1989, l’ancienne institutrice décide d’ouvrir ce foyer avec sa pension. Elle acquiert le terrain d’Etam-Bafia. Malheureusement, avec le poids de l’âge et les moyens limités, elle n’a pas pu finaliser les constructions de l’institution. D’où son appel à l’aide. 
 

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