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Présidentielle ivoirienne : demain le jour-J

L’élection est prévue ce samedi alors que la tension règne toujours entre le pouvoir et l’opposition.

Difficile de savoir si ce scrutin devant aboutir à la désignation d’un nouveau président de la République de Côte d’Ivoire se déroulera dans le calme. Après une campagne électorale particulièrement tendue à travers le pays, des appels au boycott et des promesses de sabotage de ce scrutin se font toujours entendre. Dans le camp de l’opposition radicale, l’on soutient mordicus que ce scrutin n’aura pas lieu. « Nous nous battrons pour qu'elle ne se déroule pas. Il y aura des barrages, les bureaux de vote ne seront pas ouverts, le pouvoir ne pourra pas déployer des dizaines de membres des forces de l'ordre dans chaque bureau de vote et il sera impossible d'organiser une élection sereine, digne de ce nom, qui sera reconnue par la communauté internationale», a déclaré Pascal Affi N'Guessan, candidat du Front populaire ivoirien (FPI) et partisan du « boycott actif ».  Depuis la Belgique où il suit le déroulement des événements, l’ancien président, Laurent Gbagbo, dit se ranger derrière l’opposition. « Ce qui nous attend, c’est la catastrophe. Je ne suis pas d’accord pour aller pieds et poings liés à la catastrophe (…)  Je voudrais dire aux Ivoiriens que dans ce combat qui se mène aujourd’hui autour du troisième mandat, je suis résolument du côté de l’opposition à la pratique du troisième mandat», a-t-il déclaré. 
Kouadio Konan Bertin (KKK), candidat indépendant, dénonce plutôt la démarche l’opposition et croit en ses chances de l’emporter. « Passé le 31 sans élection, qu'est-ce qui va se passer ? À quoi va-t-on assister ? À la chienlit, au désordre, à la jungle ? Oui, il y en a qui aiment ça, parce que c'est comme cela qu'ils prospèrent. Moi, je n'ai pas de force, je ne sais pas manipuler le fusil. Je suis candidat pour gagner. Et je vais gagner », croit-il. 
Dans le camp du pouvoir, l’on balaie d’un revers de la main les menaces de l’opposition et rassure que ce scrutin aura bel et bien lieu demain. « Ce serait un parjure, car la Constitution fixe l'élection au dernier samedi d'octobre. Elle aura donc lieu à cette date», a déclaré Alassane Ouattara. Du côté de la Commission électorale indépendante, l’on signale que sur les 7,5 millions d’électeurs régulièrement enrôlés, à peine 3 millions ont effectivement récupéré leurs cartes au terme de la période de distribution.
 

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