Opportunités : la richesse dans les oignons

Cette spéculation constitue la principale source de revenus des populations de l’Extrême-Nord.

C’est un fait qui marque les esprits des touristes qui arrivent dans région de l’Extrême-Nord. A l’entrée de toutes les grandes villes, précisément aux postes fixes de contrôle de police ou de gendarmerie, on note la présence quasi permanente de l’oignon. Certains sont exposés sur des étals, d’autres sont portés sur la tête par des enfants qui les proposent aux usagers de la route. Cette présence est plus marquante pendant la récolte. Ces moments d’abondance constituent la haute saison pour les agriculteurs qui se frottent alors les mains, et une aubaine pour les opérateurs économiques qui les achètent à vils prix pour les revendre à prix d’or en période de soudure comme actuellement. En cette fin d’octobre 2020, dans la ville de Maroua, le prix du sac d’oignons de 110 kg oscille entre 70 000 F et 90 000 F. Mais dans les bassins de production où les revendeurs partent généralement se ravitailler, le prix du même sac varie entre 50 000 F et 70 000. Pendant la période des récoltes, le prix du sac d’oignons descend même à moins de 20 000 F dans les villages.
Compte tenu de son fort caractère périssable, le prix de cette denrée se caractérise par sa constante instabilité. Tous les jours, des camions d’oignons quittent la région de l’Extrême-Nord pour desservir l’intérieur du Cameroun. Certains opérateurs économiques vont même écouler cette spéculation hors du triangle national. 
La culture d’oignon est certes contraignante, mais elle donne du sourir...

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