Prise en charge sanitaire des réfugiés: le HCR et le Minsanté s’accordent

Une convention-cadre signée en vue de leurs soins dans les formations hospitalières publiques  mercredi dernier à Yaoundé.

Plus de 300 000 réfugiés ont trouvé asile au Cameroun, notamment dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. Une situation provoquée par le conflit en République Centrafricaine et les multiples attaques perpétrées par la secte islamiste Boko Haram. Et du coup, leur prise en charge dans les formations sanitaires publiques reste une équation difficile à résoudre. C’est pour y remédier que le représentant du Haut commissariat pour les réfugiés au Cameroun (HCR), Khassim Diagne et le ministre de la Santé publique (Minsanté), André Mama Fouda ont signé mercredi dernier une convention-cadre dans l’optique d’améliorer l’offre de santé des déplacés.
Il s’agit concrètement pour le HCR d’intervenir dans un système de recouvrement des coûts. « Nous allons payer 70% des coûts et les 30%  restants sont à la charge du gouvernement camerounais. C’est un acte important parce que comme vous le savez nous manquons un peu de ressources. Nous sommes contents de ce que le Cameroun puisse intervenir à ce pourcentage-là. C’est un geste extrêmement important de solidarité et de générosité de sa part envers ces personnes qui sont accueillies au Cameroun. La solution au quotidien est le retour des refugiés dans leur pays d’origine, mais en attendant, nous prenons soin d’eux afin qu’ils rentrent dans de très bonnes conditions et en bonne santé », a expliqué Khassim Diagne.
Pour André Mama Fouda, c’est une étape supplémentaire dans les relations entre le Cameroun et le HCR notamment dans le volet sanitaire. «  Les réfugiés vont être pris en charge dans nos diverses formations sanitaires dans les mêmes conditions que les Camerounais. Nous avons mis une démarche de recouvrement de coûts qui permettra donc que chaque mois, la formation sanitaire puisse adresser au HCR l’ensemble des soins administrés. Ne sont pas recouvrables tout ce qui relève des actions de santé publique : la lutte contre les épidémies et les pandémies. Ceci parce que tous ceux qui vivent au Cameroun bénéficient de l’ensemble des mesures particulières y compris celles relatives à l’accouchement », a indiqué le ministre.  Ce qui veut dire que l’époque de la séparation de prise en charge qui existait jusque-là est révolue. Et de conclure : « Nous pensons que c’est bien pour notre système de santé, ainsi que pour les refugiés qui n’auront plus d’appréhensions particulières sur leur santé au Cameroun ».

 

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