Chaînes de valeurs agricoles : on investit sur les jeunes

Afin de dynamiser les activités en berne depuis plusieurs mois, le Minader a signé, vendredi dernier avec les initiateurs de Enable Youth Cameroon, un avenant à une convention de mai 2018.

Des coups de stylo au bas de la feuille pour creuser les sillons de la relance. Côte à côte, les signatures du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobe, et du représentant résident de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), Masso Cargele. Vendredi dernier, les deux personnalités ont apposé leurs griffes dans le cadre d’un avenant à la convention signée le 17 mai 2018 entre l’Etat du Cameroun et l’IITA. Ladite convention porte sur la mise en œuvre du programme « Enable Youth Cameroon » (EYC), troisième composante du Projet de développement des chaînes de valeurs agricoles (Pd-Cva). Il est question de la formation de plus de 1500 jeunes dans le domaine de l’entreprenariat agropastoral. Un projet important puisqu’il s’inscrit en droite ligne de l’objectif gouvernemental de lutte contre le chômage.


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Le programme a malheureusement dû faire face à plusieurs écueils qui ont eu un impact négatif sur le déroulement de l’incubation des futurs entrepreneurs agricoles. Ces difficultés ont conduit au ralentissement des activités clés dans les centres d’incubation appelés Youth Agri Business Incubation Center (Yabic). L’avenant signé entre les deux partenaires vise la reprise optimale de ces activités. Par ailleurs, il « permet à l’IITA, qui était déjà notre partenaire technique, de s’occuper des aspects fiduciaires et d’intendance pour pouvoir mener à bien ce projet. Nous allons arrêter ensemble un chronogramme pour rattraper le temps perdu », explique Gabriel Mbaïrobe. 


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Il est question ici de clôturer, dans des délais courts, le cycle d’incubation de la première vague constituée de 512 jeunes. Durant la période morte, ces derniers étaient néanmoins suivis à distance pour éviter un arrêt total des activités. Les experts et les incubés ont, notamment, travaillé sur l’élaboration des plans d’affaires bancables. 229 ont ainsi déjà été examinés et 138 ont été revisités. Pour la suite, le programme devra finaliser le processus de recrutement de la deuxième promotion. Du reste, la course contre la montre intègre des sessions d’explications avec les différentes parties prenantes pour une reprise optimale de EYC. Il s’agit, entre autres, de réunions avec les gestionnaires d’institutions hôtes des Yabic, acteurs essentiels pour la réussite de ce programme.


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