Université de Douala : les connexions du pôle technologique

Sept établissements de l’institution coopèrent notamment au niveau des cursus d’enseignement.

Ils sont sept établissements sur onze de l’université de Douala faisant partie du pôle technologique de l’institution : l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), l'École normale supérieure de l’enseignement technique (Enset), l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Douala (Enspd), la Faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques (Fmsp), l’Institut des Beaux-arts de Nkongsamba (Iba), l’Institut des sciences halieutiques (Ish) à Yabassi, l’Institut universitaire de Technologie (Iut). Ils participent à la volonté de l’Etat camerounais de faire de l’université de Douala une technopole dans la réalité du terrain.
Par technopole, il faut entendre un grand incubateur, avec un volet recherche et développement (R&D) assez poussé, des liens étroits avec les milieux socio-professionnels. Des impératifs qui correspondent aux caractéristiques de la ville de Douala, avec son tissu économique et industriel dense. Il est donc question, selon le Pr Jacques Etamè, directeur de l’Iut de Douala, de faire de l’université de Douala, « une université de métiers » pour faciliter l’insertion des étudiants sur le marché du travail. Aussi bien en termes d’employabilité que d’auto-emploi. Et même s’il n’y a pas un acte formel qui crée une entité pôle technologique, des établissements faisant partie de cet axe multiplient les coopérations afin d’aider à la réalisation des missions de l’université de Douala.
A titre d’illustration, dans le domaine du tertiaire, l’Essec et l’Iut ont mis sur pied un Master de technologie avec un système d’apprentissage innovant : la formation, en alternance couplée à la formation des projets. Par exemple, un étudiant qui veut faire de l’audit devra réaliser plusieurs projets d’audits avec plusieurs entreprises et pour valider sa formation, et passera devant un jury composé de professionnels du métier. L’Iut partage également un Master en Gestion intégrée des environnements littoraux et marins (Gielm) avec l’Ish, une formation couvrant l’Afrique centrale.
Toujours concernant l’Iut, des passerelles existent avec Polytech, l’Ish, l’Enset et même la Fmsp, où ses étudiants peuvent aller continuer leur cursus académique. Un chemin rendu possible notamment grâce au programme d'appui à la composante technologique et professionnelle de l’enseignement supérieur (PRO-ACTP), dont l’un des piliers est l’harmonisation des enseignements.
 

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