Cameroun-Fida : le portefeuille en revue

Les travaux d’évaluation annuelle solennellement ouverts le 3 novembre dernier à Douala.

Le Cameroun et le Fonds international de Développement agricole (Fida) passent en revue, depuis le 2 novembre, le portefeuille de leur coopération. L’exercice, annuel, et qui va s’étendre jusqu’à ce jeudi 5 novembre, a été solennellement ouvert mardi dernier à Bonanjo-Douala. Occasion pour les différents intervenants de dresser le bilan de la collaboration entre notre pays et cette institution spécialisée des Nations unies, d’esquisser les perspectives, mais aussi, de souligner l’importance de ladite collaboration. La cérémonie de mardi aura été l’occasion de rappeler que le gouvernement et le Fida ont adopté, en 2019, un nouveau programme d’options stratégiques pour le pays, lequel court jusqu’en 2024. Un programme qui définit les investissements prioritaires à financer durant cette période au profit des populations rurales pauvres du Cameroun, particulièrement les jeunes et les femmes.


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« Nous sommes là pour passer en revue les résultats obtenus à travers la mise en œuvre d’un certain nombre de projets, financés par ce partenaire très important qu’est le Fida », dira Dr Yankam Njonou Rabelais, inspecteur général chargé du développement agricole au Minader, qui a ouvert les travaux au nom du ministre. Il indiquera que le gouvernement camerounais est « extrêmement satisfait », en raison notamment de la conduite heureuse de deux projets en particulier.


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D’abord, le Padfa (Projet d’appui au développement des filières agricoles), portant sur la production du riz et de l’oignon, et qui a contribué à réduire de plus de 15% le déficit national concernant le riz, dira le Dr Yankam. Ensuite le Pea-Jeunes (Promotion de l’entreprenariat agropastoral), où des chiffres encourageants sont également enregistrés : « Sur plus de 1.500 entreprises agropastorales mises en place, on a un très faible taux de déperdition, de l’ordre de 15%, avec un accroissement significatif des productions, pour ceux des entrepreneurs qui sont encore là », déclare l’IG du Minader.


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La satisfaction s’enregistre aussi côté Fida, à en croire Caroline Onanina, la Country Programme Officer de ce fonds au Cameroun. « Le Fida est particulièrement satisfait de la performance des programmes (…) Notamment le Padfa, qui va induire un changement en termes de balance commerciale s’agissant du riz, et apporter un plus dans la lutte contre les pertes post-récoltes d’oignons », va-t-elle relever.


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