Filière coton : près de 14 milliards pour booster la production

Les financements sont octroyés par la Coopération allemande et l’Union européenne à deux projets lancés mercredi à Garoua.

Du concret. En présentant son exposé mercredi dernier à Garoua, Valérie Steinkamp, conseillère technique principale du  projet ProCoton, a souligné que les masques que portaient les participants et les sacs distribués aux invités à la cérémonie du lancement officiel conjoint du Projet « Accompagnement des mutations du Bassin cotonnier du Cameroun-Programme d’appui au développement rural (ABC-Pader) » et du Projet Global « durabilité et valeur ajoutée dans les chaînes d’approvisionnement agricoles (ProCoton) étaient le fruit du projet  ProCoton. Suffisant pour capter davantage l’attention de l’assistance. A cette précision, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobé, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et de l’Aménagement du territoire, Paul Tassong, et le gouverneur de la région du Nord Jean Abate Edi’i ont répondu par des applaudissements appuyés. Tous les invités ont alors saisi l’importance de cette cérémonie qui marque le début officiel des activités des deux projets précités et mis en œuvre par la GIZ. Le projet ABC-Pader, cofinancé par l’Union européenne et l’Allemagne à hauteur de 12,725 milliards de F, et le projet ProCoton soutenu par l’Allemagne avec une enveloppe de 1,9 milliards de F ciblent le bassin cotonnier qui couvre les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua.


Read also : Agriculture de seconde génération : la touche féminine

Il est mis en œuvre dans les trois régions septentrionales du pays. Les principaux bénéficiaires de ce vaste programme sont les petits producteurs, les transformateurs, les éleveurs, les entreprises privées du secteur textile, de l’habillement et les entrepreneurs agropastoraux, avec un accent particulier sur les couches vulnérables que sont les jeunes et les femmes. La Société de développement du Coton (Sodecoton) et la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPCC-C) et les centres de formation agropastorale sont les acteurs clés de ce programme que va exécuter la GIZ  jusqu’en 2024. L’ambassade de la République fédérale d’Allemagne, la délégation de l’Union européenne au Cameroun, la GIZ étaient représentés à cette cérémonie. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a souligné que ces projets « visent à développer la résilience de l’agriculture camerounaise face aux changements climatiques ». Il a rappelé que 55% de la valeur ajoutée générée par le coton reviennent aux producteurs. C’est l’une des spéculations les plus rentables. La recherche du compromis entre la production de masse et la préservation de la biodiversité, notamment la gestion durable des sols, a été encouragée par les bailleurs de fonds. Les deux projets visent l’augmentation des revenus des ménages et la création des emplois à travers la transformation locale du coton.


Read also : « La femme est mieux placée pour évaluer les besoins »

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category