Croisement de poulets : la technique se vulgarise

Le procédé consiste en un métissage d’un coq « villageois » et d’une poule de chair.


Le Brahma et le Kabir sont des poulets hybrides issus du croisement d’un « coq du village » et d’une poule de chair. Ils doivent êtres bien sélectionnés, ce qui permettra de créer des espèces très performantes, capables de produire jusqu'à 320 œufs au cours de leur première année de vie. Quatre mois après leur naissance, elles peuvent porter des œufs. Bien qu’il commence à se vulgariser, le procédé reste curieux et rare mais, Etienne Babagnack, exploitant agricole basé à Yaoundé, s’est accroché à cette activité, y a cru depuis 2008. 
En fait, il s’agit du croisement de poulets locaux âgés de huit mois et de ceux de chair ayant 120 jours. Selon lui, les mâles peuvent aussi provenir de l’Europe. La technique consiste à mettre ensemble, dans une cage spécifique, un coq (poulet du village ou pantalone) avec neuf femelles (de chair) pour l’accouplement. Mais bien avant cette étape, les poulets de ferme subissent un dégraissement. C'est-à-dire qu’on leur donne des aliments pré-pontes favorables au croisement et aux conditions de reproduction. Après dix jours de mise en cage, les femelles commencent à pondre des œufs. « Chaque poule pond un œuf par jour et généralement, ces premiers œufs ne sont pas de bonne qualité », explique Etienne Babagnack. Mais la qualité s’améliore avec le temps, puisque le mâle et ses femelles restent enfermés pendant  trois à six mois. Ils sont nourris d’aliments de ponte. 
Entre-temps, les œufs sont récoltés et placés pendant cinq jours dans des alvéoles à température ambiante et dans une position adéquate. Ils sont ensuite déposés dans des incubateurs. La ferme Noé, où le croisement se pratique à Yaound&eac...

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