Alassane Ouattara: Le message d’apaisement

Le président de la République a parlé à la nation lundi dernier après la confirmation de sa victoire fraîchement élu de Côte d’Ivoire par la Cour constitutionnelle.

Lundi dernier, le Conseil constitutionnel ivoirien a confirmé les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI) qui créditaient le 3 novembre, Alassane Ouattara de 94,27% des voix au terme du scrutin du 31 octobre dernier. Le président-candidat, qui postulait pour un troisième mandat, l’emporte ainsi largement au premier tour devant Kouadio Konan Bertin (1,99%), finalement son seul concurrent ayant pris part à cette présidentielle. Le nouvel élu a dit qu’il « accueille la confiance renouvelée et le soutien du peuple avec beaucoup d’humilité et une grande fierté ». Alassane Ouattara trouve d’ailleurs que sa victoire est aussi celle de ses électeurs, contre « les intimidations » et « les menaces » qui ont entaché le scrutin. Allusion au mot d’ordre de boycott actif et d’incivisme prônés par une coalition de l’opposition qui faisait front commun contre à la candidature du président sortant. En rappelant que le suffrage universel est le seul moyen démocratique pour exercer le pouvoir, Alassane Ouattara a pris l’engagement de poursuivre son « action de paix et de développement et mettre en œuvre le programme présenté pendant la campagne pour « une Côte d’Ivoire plus solidaire ».

Le Week-end dernier, Pascal Affi N’Guessan, le leader de l’opposition pour la présidentielle a été arrêté et détenu à la Direction de la surveillance du territoire. On lui reproche des « actes de terrorisme », « des meurtres », « l’insurrection ». A tous les Ivoiriens non favorables à son élection, le chef d’Etat a adressé un clin d’œil.  « Oui, cette Côte d’Ivoire que nous avons à bâtir a besoin de tous ses enfants », a-t-il scandé avant de rappeler aux souvenirs, le spectre des émeutes d’il y a 10 ans. « La Côte d’Ivoire revient de loin, après la crise post-électorale de 2010-2011, et nous ne pouvons accepter de la voir reculer ». C’est pour désamorcer une possible insurrection qu’il invite son « aîné, le président Henri Konan Bedié, président du PDCI-RDA, à une rencontre, dans les tout prochains jours, pour un dialogue franc et sincère en vue de rétablir la confiance ». Faut-il le souligner, Konan Bédié a été désigné président du Conseil national de Transition, mis sur pied pour contester le pouvoir du chef d’Etat élu.

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