Protection de la nature : un nouveau plan de sauvetage

Le projet Biodev 2030 qui s’étend sur 16 pays a été lancé pour le Cameroun hier à Yaoundé par le ministre délégué auprès du ministre en charge de l’Environnement.

A l’horizon 2030, la biodiversité du Cameroun et de 15 autres pays devrait se porter beaucoup mieux. C’est en tout cas l’objectif du projet Biodev 2030 lancé hier au cours d’une cérémonie présidée par Nana Aboubakar Djalloh, ministre délégué auprès du ministre de l’Environnement à Yaoundé. C’est que, d’après le living report 2020 du WWF, le monde a connu un déclin de 68% de sa biodiversité entre 1970 et 2016. Ce sont un million d’espèces animales et végétales qui sont menacées d’extinction au cours de la prochaine décennie, si rien n’est fait. C’est tout le sens du projet Biodev 2030 qui vise à stopper la perte de la biodiversité et restaurer la nature d’ici 2050. L’objectif ici est de contribuer, par une approche multi-acteurs, à des engagements sectoriels ambitieux pour sauver la biodiversité mondiale. « Nous constatons l’appauvrissement sur le plan mondial de la biodiversité, à cause de la surexploitation des ressources naturelles, accentuée par le changement climatique. Nous devons donc tout faire pour la protéger. Ce projet demande donc d’intégrer la protection de la biodiversité dans tous les projets économiques et sociaux de notre pays, afin qu’on puisse concilier la protection de la nature et le développement », a affirmé Nana Aboubakar Djalloh. 


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Ce projet qui vient donc appuyer le gouvernement dans la lutte pour la protection de la biodiversité va coûter près de 10 millions d’euros (6,5 milliards de F) pour les 16 pays pilotes concernés. Notamment le Gabon, le Congo, la Guyane, l’Ethiopie, Madagascar, le Vietnam. « Je ne peux donner le chiffre exact pour la part du Cameroun. Mais ce qui est sûr, c’est que pour les quatre ans que va durer le programme, nous avons reçu une enveloppe qui va nous permettre d’atteindre les trois étapes énoncées. Nous commençons avec deux secteurs clés et après on va essayer de s’engager sur d’autres pour qu’en 2030 on puisse vraiment renverser la tendance actuelle », a indiqué Gilles Etoga, Conservation director à WWF Cameroon. Les étapes à franchir sont donc les études diagnostiques, la phase de dialogue, la contribution au débat international, la conduite des études de faisabilité, etc. Plusieurs acteurs dont le secteur privé vont participer à cet objectif à travers la mise en place d’une plateforme.  


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