Massacre de Kumba : le Sénat amplifie l’indignation

A l’ouverture de la 3e session ordinaire de l’année hier, le premier vice-président du Sénat, SM Aboubakary Abdoulaye, a dénoncé ce crime contre de jeunes innocents.


La séance plénière qui s’est tenue hier au Sénat est la première après le massacre de sept élèves, le 24 octobre dernier à Kumba. Cette actualité qui a attristé la nation entière a donc marqué le discours d’ouverture solennelle de la 3e session ordinaire de l’année législative. Le premier vice-président du Sénat, SM Aboubakary Abdoulaye, a réitéré l’indignation des sénateurs et la ferme condamnation de ce drame inhumain. Il a en outre appelé à une justice exemplaire contre ces criminels qui se sont attaqués à l’avenir du Cameroun. Au nom du président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, le premier vice-président a dénoncé la complicité de certains pays qui abritent les commanditaires et les soutiens de ces agissements et hordes de terroristes.
Parlant de cette session de novembre, qui est consacrée principalement à l’examen de la loi de finances, SM Aboubakary Abdoulaye a évoqué le contexte dans lequel elle se tient. En effet, à côté de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, le Cameroun fait également face à la pandémie du Covid-19. Ce qui impose de trouver des mécanismes et stratégies de relance de la croissance économique, à travers le projet de loi qui sera examiné par le parlement. Le Sénat souhaite notamment que ce texte qui sera déposé dans les prochains jours par le gouvernement soit un « instrument de résilience ». Lequel devra prendre en compte les défis nationaux de l’heure et les engagements internationaux du pays. Au plan national justement, les parlementaires plaident pour l’accompagnement substantiel des Petites et moyennes entreprises, touchées de plein fouet par le Covid-19. SM Aboubakary Abdoulaye a fait référence aux sept points adoptés lors de la 11e session du Cameroon Business  Forum, qui vient de se tenir à Yaoundé. 
Sur un autre plan, en plus des contraintes imposées par l’insécurité, le Cameroun est engagé dans le parachèvement de la mise en place des institutions prévues par la Constitution de 1996. A ce sujet, le Sénat apporte son soutien total au processus de mise en place des régions, à travers les élections des conseillers régionaux prévues le 6 décembre prochain.  Un grand rendez-vous politique de notre pays qui s’inscrit dans le registre des recommandations à l’issue du Grand dialogue national. Et le premier vice-président du Sénat a fort opportunément rappelé que le président de la République, Paul Biya, avait pris l’engagement d’examiner ces recommandations, en vue de leur mise en œuvre diligente, en fonction de nos moyens. 
Cette plénière s’est tenue en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, l’hon. Emilia Monjowa Lifaka, du président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, du ministre délégué à la présidence chargé des Relations avec les Assemblées, Bolvine Wakata, entre autres. 
 

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