Lutte contre le diabète : plaidoyer pour la gratuité des soins

La célébration de la journée mondiale consacrée à cette maladie, le 14 novembre dernier à Yaoundé, a permis de poser les bases de réflexion.

Trois doléances exprimées par les malades du diabète pour leur meilleure prise en charge. A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre le diabète, le 14 novembre dernier, au Centre national de diabétologie et d’hypertension artérielle de l’Hôpital central de Yaoundé, les concernés ont voulu faire entendre leur voix. C’était en présence du secrétaire général du ministère de la santé publique, Pr. Louis Richard Njock,  qui présidait l’événement au nom du ministre, du partenaire dans cette lutte, le Lions Club et du Pr. Christophe Nouedoui, coordonnateur du centre. Avec un accent particulier lié à un plaidoyer sur la gratuité des soins. Car, d’après Etienne Mapel Mapel, diabétique, un malade du diabète dépense en moyenne 40 000 F par mois pour son traitement. En cas de maladie rénale chronique en salle de dialyse, le coût mensuel de la prise en charge est estimé à environ 150 000 F. Ce qui est insupportable pour le Camerounais moyen. Dans la même veine, les patients sollicitent l’implication des malades ou de leurs représentants dans la bonne marche du centre et la construction d’un nouveau centre de diabétologie au vu de l’étroitesse de celui-ci qui bien qu’efficace devient déjà exigu au fil du temps et au regard de sa fréquentation sans cesse croissante. Des réclamations qui ne sont pas entrées dans les oreilles de sourds. « Nous sommes en négociation avec les firmes pharmaceutiques pour travailler sur l’accessibilité des médicaments et une convention est en train d’être mises en place à cet effet », a indiqué le Pr. Louis Richard Njock.


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Ce moment de sensibilisation sur la maladie qui a également permis aux malades de parler de leurs défis quotidiens avait pour thème : « Le personnel soignant et le diabète ». L’objectif de cette mise en valeur du rôle de l’infirmier, comme l’a souligné Etienne Mapel Mapel,  vise à montrer qu’il faut contribuer à ce que le diabétique puisse vivre normalement grâce à une bonne hygiène de vie, notamment en adoptant un régime alimentaire sain, en pratiquant régulièrement des exercices physiques, en prenant les médicaments adéquats et en bénéficiant d’un encadrement psychologique. « Grâce au gouvernement, les diabétiques bénéficient d’un suivi efficace à travers les professionnels compétents », s’est-il réjoui. Au Cameroun, les statistiques font état de 3% de malades du diabète dans les villages et de 5 à 6% en ville. Le seul moyen d’éviter la maladie reste la prévention qui est l’adoption d’une alimentation saine et la pratique du sport.


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