Société

Une initiative à copier

Se déplacer dans certaines villes du pays est encore une équation à plusieurs inconnus, méritant plus d’attention et d’intérêt. Si dans quelques cités, les taxis arrivent à desservir la plupart des quartiers, ailleurs, partir d’un point à un autre n’est pas aisé. En l’absence de sociétés de transport urbain bien organisées et dotées d’un parc automobile conséquent, les mototaxis sont devenues la seule option. Au quotidien, ces engins à deux roues dictent leur loi, au mépris du Code de la route ou des désidératas des clients. Des blessés et des morts sont régulièrement enregistrés du fait de la conduite dangereuse de ces « benskineurs ». Malgré ce tableau noir, les piétons n’ont pratiquement pas le choix. C’est à prendre ou à laisser.
C’est en effet dans cette situation qu’évoluaient la plupart des habitants de la ville de Bertoua depuis des années. Avec un nombre réduit de taxis, ils étaient contraints de se percher sur les mototaxis de jour comme de nuit. Ce moyen de transport devenu incontournable ne faisait pas qu’aider ces populations à se déplacer. Il a également envoyé plusieurs personnes aux urgences ou à la morgue. Raison pour laquelle, l’initiative de Jean Marie Sodéa Dimbélé, maire de la ville, est salué. En partenariat avec la société Over Line, ceci sous l’égide du gouverneur de l’Est, Grégoire Mvongo, les bus ont été introduits dans la circulation. Un mois après le lancement de ce projet inédit sur les routes de la capitale régionale de l’Est, les informations font état de ce que les populations sont satisfaites.
C’est la preuve que la demande en matière de transport urbain y était déjà forte. Dans  certaines villes du pays également, l’urgence de la mise en place de tels moyens de transport se fait sentir. La demande à satisfaire est certes grande, mais l’introduction d’un bus ou de deux pour un départ, participerait à améliorer le quotidien d’une poignée de personnes. Ne rien faire en matière de transport urbain dans une ville, revient à abandonner les populations à leur triste sort. C’est aussi oublier cet aspect social participant à l’amélioration de la mobilité urbaine. Condition sine qua non du développement économique des villes du pays. Raison pour laquelle, après les bus dans la ville de Bertoua par exemple, les pouvoirs publics et les entreprises privées pourraient se pencher sur les axes routiers. Car en l’absence de routes praticables, ces véhicules seront vite en mauvais état et la joie des habitants ne serait que de courte durée. 
 

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