Négociations en Côte d’Ivoire : ça n’arrivera plus

Dans une déclaration vendredi dernier, Henri Konan Bédié affirme que les conditions posées lors de sa rencontre avec Ouattara le 11 novembre sont non-négociables.

Depuis le 11 novembre 2020, date à laquelle Alassane Ouattara, président élu de la Côte d’Ivoire et Henri Konan Bédié, chef de fil de l’opposition se sont rencontrés à l’hôte du Golf d’Abidjan pour envisager la sortie de crise post-électorale, presque rien n’a changé. Une sorte de statu quo s’est installée de part et d’autre. Le 17 novembre, lors du conseil politique du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), son parti, le président de la République a effleuré le sujet. Il a dit ceci aux cadres du RHDP : « Nous devons nous rappeler ce que nous avons fait ensemble pour la stabilité et le développement de notre pays. Les fauteurs de troubles, il faut les mettre de côté. Ils n’apporteront rien à la Côte d’Ivoire ». Les fauteurs de troubles dont parle Alassane Ouattara pourraient bien être ceux qui ont appelé à l’insurrection pendant et après la présidentielle du 31 octobre 2020 ou envisagé le scenario de la transition, mettant en question son élection. En tout cas, Pascal Affi N’Guessan, président de la coalition de l’opposition pendant cette présidentielle et président du Front populaire ivoirien (FPI-légal) et Maurice Kakou Guikahué, vice-président du PDCI sont toujours entre les mains des forces de l’ordre. Ils ont été actifs dans le lancement du mot d’ordre de boycott de l’élection. Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale qui avait des ambitions bien affichées pour la présidentielle et qui avait aussi lancé les appels contre le pouvoir depuis la France est toujours en Europe, traînant une condamnation de 20 ans de prison ferme. 


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« J’ai suspendu ce dialogue jusqu’à ce que nos frères soient libérés. J’ai suspendu également ce dialogue jusqu’à ce que ceux qui ont été forcés de fuir à l’étranger opèrent un retour sécurisé chez nous », ainsi a martelé Konan Bédié vendredi dernier dans sa déclaration. Il ajoute que ces préalables sont « non-négociables » en espérant que « dans quelques jours, ces différentes libérations seront faites pour que nous puissions reprendre le dialogue. »


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