Vie moins chère : des « bayam-sellam » sur la piste

C’était lors d’une rencontre samedi entre une coopérative de vendeuses-productrices et des experts à Logbessou.

Des bayam-sellam pas comme les autres. En fait, dans la Coopérative agro-pastorale des femmes bayam-sellam (Cafbs), on pourrait même exclure la partie « bayam ». Parce que l’objectif de la promotrice Cécile Ngo Nyemb-Wisman et des membres du regroupement est de supprimer les intermédiaires de la chaîne qui va de la production à la commercialisation. Afin de lutter contre la vie chère. La démarche des femmes de la Cafbs est ainsi de produire et transformer ce qu’elles vont produire, afin de soustraire les consommateurs à la « dictature des prix des revendeurs à la chaîne. À la chaîne parce que la bayam-sellam qui ne produit pas vient acheter à vil prix et surtout double, voire triple le prix d'achat », estime-t-on dans l’association.


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Pour réaliser donc son objectif de vie moins chère, et dans le souci de maîtriser l’organisation de ses activités, la coopérative a invité l’association « Révolution Verte » à son siège à Logbessou (arrondissement de Douala V), ce samedi 21 novembre 2020. Une réunion de concertation dans le cadre d’une optimisation de la chaîne de valeurs de la filière manioc. Mais surtout, souligne Claude René Kana, président de « Révolution Verte », « c’était une réunion d’évaluation des différents problèmes qu’elles rencontrent afin d’effectuer une descente dans leur unité de production de manioc. Elles n’avaient pas d’expertise pour mener à bien leurs opérations. » Les échanges ont donc porté sur comment sauver la production de 15 hectares de manioc de l’organisation agricole et se projeter sur les plus de 50 hectares dont la Cafbs est propriétaire à PK40-Mangoulè, dans l’arrondissement de Yabassi, département du Nkam.


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