Etat civil : le Bunec sur l’aire de la santé

La recherche des solutions opérationnelles en matière d’enregistrement et de déclaration des faits d’état civil au menu d’une concertation le 17 novembre dernier.

L’accès à tous aux documents d’état civil demeure une préoccupation pour le gouvernement. Et le faible taux d’enregistrement des faits d’état civil constitue une réelle entrave à l’exercice de la citoyenneté d’une part, et un obstacle à l’acquisition de la personnalité juridique, à la reconnaissance du statut et des droits humains spécifiques des femmes et des enfants, d’autre part. Selon le directeur général adjoint du Bureau national de l’état civil (Bunec), Abdoulaye Adjali Boukar, plusieurs causes expliquent cette situation. Notamment le désintérêt des parents pour l’acte de naissance, l’éloignement des centres d’état civil, le faible niveau de formation du personnel d’état civil.


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Et la région du Littoral n’est pas exempte de ces problèmes. C’est l’une des raisons d’être de l’atelier de concertation organisé le 17 novembre dernier sur l’initiative du Projet d’amélioration du système d’état civil au Cameroun pour une citoyenneté active (Paseca), financé par l’Union européenne. « Un enfant sans acte de naissance est un enfant invisible. Il n’existe pas officiellement, il ne peut pas s’insérer dans le processus socio-économique », va souligner Abdoulaye Adjali Boukar.


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Au cours des travaux, les concertations étaient axées sur les déclarations de naissances survenues en milieu hospitalier et en communauté, l’harmonisation des formulaires de déclaration de naissance à travers la présentation des différents formulaires existant dans les centres de santé intégrés, les centres de santé privés et confessionnels, la sensibilisation sur la gratuité de la délivrance des déclarations de naissances et de décès, entre autres.


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Les problématiques et pratiques en matière de déclaration des naissances survenues en communauté et en milieu hospitalier, tout comme la transmission des déclarations de naissance et décès faisaient partie des thématiques abordées au cours de la rencontre.


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Le Paseca, qui a démarré ses activités en 2019, a déjà organisé plusieurs concertations. « Nous avons commencé par les organisations de la société civile, les officiers et secrétaires d’état civil. Nous avons déjà tenu cinq concertations avec les acteurs de la santé afin de permettre à chacun de capitaliser son rôle », a expliqué Sophie Aurèlie Mvoe Kounou, chargée de projet Paseca. 


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