Crise électorale gambienne: Yahya Jammeh sous pression

Quatre chefs d’Etat sont arrivés à Banjul hier pour convaincre le président gambien de garantir l’alternance démocratique.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) tient à voir le processus électoral qui a conduit à l’élection d’Adama Barrow à la présidence gambienne aller à son terme. Depuis la déclaration télévisée de Yahya Jammeh le 9 décembre dernier refusant de reconnaître sa défaite et réclamant un nouveau vote, la position de la Cédéao est claire : il doit quitter le pouvoir. Une mission de chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest est arrivée hier à Banjul pour convaincre Yahya Jammeh de reconnaître définitivement sa défaite et céder le pouvoir. La délégation ouest-africaine est conduite par la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Cédéao. Elle comprend également ses homologues nigérian Muhammadu Buhari, ghanéen John Dramani Mahama et sierra-léonais Ernest Bai Koroma.
« J'espère que nous pourrons parler et que la volonté du peuple prévaudra », a déclaré Ellen Johnson Sirleaf à la presse. Pour sa part, la présidence nigériane a publié un communiqué dans lequel il est question pour le président sortant gambien de « préserver l'inviolabilité d'un processus électoral qui s'est achevé et dans lequel il avait reconnu sa défaite et félicité son principal adversaire ». Les chefs d’Etat de la Cédéao qui ont été accueillis à l'aéroport par la vice-présidente gambienne, Isatou Njie-Saidy devaient également rencontrer le président élu Adama Barrow. Au moment où nous mettions sous presse, peu d’échos sur le déroulement des échanges entre la mission des chefs d’Etat et les protagonistes de l’imbroglio politique gambien n’avaient filtré. 
En attendant, hier la police a fermé les locaux de la Commission électorale indépendante a indiqué Alieu Momar Njie, le président de cette commission, qui a déclaré l'opposant Adama Barrow vainqueur du scrutin du 1er décembre. Par ailleurs, le chef d'état-major, le général Ousman Badjie, dont Adama Barrow s’était prévalu du soutien en tant que président élu, a affirmé hier qu'il soutenait « le commandant en chef, le président Yahya Jammeh ». Autant dire que la situation reste floue à Banjul. 
 

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