Activités criminelles en zone Cemac : un accord pour une lutte commune

Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a défendu, le 19 novembre dernier, le projet de loi y relatif devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) veut mutualiser ses forces pour combattre le crime dans la sous-région. C’est dans ce sens qu’a été mis sur pied l’accord de coopération en matière de police criminelle dans cet espace communautaire. Celui-ci a été signé à Yaoundé le 18 septembre 2015 par les Etats-membres de la Cemac. Le Cameroun veut, cette fois-ci, le ratifier à travers un projet de loi soumis à l’examen des députés. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a ainsi défendu, le 19 novembre dernier, le bien-fondé de ce texte devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Ceci en présence de deux autres membres du gouvernement : le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, et le ministre délégué à la présidence de la République chargé des Relations avec les Assemblées, François Bolvine Wakata


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Pour le gouvernement, l’accord devrait permettre de créer un espace régional de coopération policière et instituer dans ce cadre un mécanisme dynamique pour le fonctionnement des structures créées à cet effet. Dans les faits, il donne la possibilité à la police d’un Etat membre d’obtenir, dans de brefs délais, la remise d’un malfaiteur en fuite ou d’un bien saisi dans l’un des Etats parties. Dans le même temps, il vise à faciliter les investigations criminelles en tordant le cou aux procédures traditionnelles d’extradition caractérisées généralement par des lourdeurs.


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Avec des frontières brisées en matière d’enquête, cet instrument juridique permettra à la Cemac d’effectuer un grand bond en matière d’échanges de renseignements entre les services de police des Etats-membres. Le gouvernement camerounais se dit convaincu que cet accord jouera un rôle essentiel dans la sécurisation de la sous-région. Après avoir abrité la cérémonie de signature de cet accord de coopération, le pays veut faire office de modèle en le ratifiant, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires multiples, notamment la criminalité transfrontalière.


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