Hôpital de district de Dschang : l’étonnante métamorphose

L’établissement sanitaire, vieux de 117 ans, a été complétement remis à neuf et équipé par le Cercle des Amis du Cameroun.


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A l’Hôpital de district de Dschang, il y a désormais un avant et un après Cerac. Et entre les deux, il n’y a pas photo. Avant l’engagement du Cercle des Amis du Cameroun à y effectuer des travaux de rénovation, cette formation sanitaire rimait avec délabrement. Des images dans une plaquette conçue par l’association caritative fondée par l’épouse du président de la République, Mme Chantal Biya, donnent notamment à voir un bloc de buanderie complètement en ruine, des toilettes insalubres, un laboratoire d’imagerie médicale en décrépitude, des matelas d’hospitalisation inappropriés. En la matière, les populations de Dschang, usagères quotidiennes de la formation sanitaire, ne sont pas avares en révélations.


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« Il fallait beaucoup de courage pour continuer à se rendre dans cet hôpital. Parfois, on craignait d’y entrer avec une maladie et d’en repartir avec une autre, au regard de la vétusté des infrastructures et des équipements. Pratiquement tout y était vieux et abîmé. Les matelas d’hospitalisation alors… », témoigne un usager. En effet sur les photos, on voit de nombreux bâtiments en ruine : murs écroulés, toitures détruites. Dr Michel Noubom, directeur de l’établissement sanitaire avoue : « L’hôpital a gardé les mêmes bâtiments vétustes pendant près de 117 ans. De la buanderie, il ne restait qu’1/8ème de l’un des murs, les toilettes de diabétologie étaient les plus horribles de l’hôpital, le bâtiment des patients atteints de tuberculose était si répugnant que nous avons opté d’isoler les malades ailleurs, laissant ce bloc à l’abandon ». Quant aux voies et allées conduisant aux différentes unités, il fallait des chaussures adaptées aux saisons pour y circuler. Selon les membres du Cerac en charge du chantier, le cas de cet hôpital n’a pas été facile. Le défi était de taille : redonner vie et splendeur à une vieille dame croulant sous le poids de plus d’un siècle d’existence. Exercice plutôt réussi.


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En lieu et place des ruines, de beaux bâtiments à la peinture bleu et rose, ocre ou jaune se dressent désormais dans un écrin de verdure. Plus de mauvaises herbes, mais des fleurs et une pelouse tondue de près. Les voies d’accès et les allées, coulées ou dallées, sont praticables par tous les temps. Des toilettes aux normes ont été rendues disponibles dans les différentes unités. Le bloc pour malades de la tuberculose a été réhabilité. De même que les laboratoires de biochimie et de bactériologie, ainsi que le bloc d’imagerie médicale qui a subi une extension au passage. Lesdites unités ont également été équipées en matériels de pointe. « Notre maman, Chantal Biya, a enlevé une sacrée épine du pied de ses enfants du département de la Menoua, en redonnant à notre hôpital de district ses lettres de noblesse », reconnaît Jacquis Kemleu Tchagbou, maire de la commune de Dschang. L’hôpital, créé en 1903 par les Allemands, est programmé pour une érection en Centre hospitalier universitaire (Chu). 


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