Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco : une Camerounaise primée

Agnès Antoinette Ntoumba fait partie des lauréates de ce prix qui récompense les femmes chercheurs pour l’excellence académique de leurs travaux.

Une voix chaleureuse mais pleine d’autorité. Au bout du fil, Agnès Antoinette Ntoumba, la quarantenaire. Elle fait partie des lauréates issues de 16 pays de la 11e édition du programme régional L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science en Afrique subsaharienne. La nouvelle a officiellement été rendue publique lundi dernier. Il s’agit en fait d’une distinction mise sur pied depuis 2010 et qui est attribuée chaque année à 20 chercheuses pour l’excellence académique de leurs travaux. Pour l’édition 2020, le Cameroun est valablement représenté par Agnès Antoinette Ntoumba qui a su se distinguer parmi plus de 300 candidatures. « C’est avec beaucoup de joie, surtout un sentiment de reconnaissance internationale que j’ai reçu cette distinction. C’est important parce que pour disséminer son travail, il le faut», répond d’entrée de jeu la lauréate. 


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Cette épouse et mère a en effet présenté un pesticide 100% bio pour combattre les moustiques responsables du paludisme sous nos cieux. Pour elle, on devrait mieux exploiter les plantes dans la lutte contre ce fléau, importante cause de mortalité au Cameroun. « C'est une innovation scientifique qui associe les plantes et les nanoparticules au contrôle vectoriel. Nous utilisons les nanoparticules pour booster l'efficacité des extraits des plantes et obtenir un bio insecticide », explique notre chercheuse qui a à son actif plusieurs publications. « La résistance des adultes aux insecticides usuels nous a poussés à explorer d'autres axes de recherches. Comment réduire déjà l'émergence des moustiques adultes? Comment utiliser l'importante flore qui nous entoure et mettre à la disposition des populations un bio insectide respectueux de l'environnement, moins coûteux, et même réalisable par tous ?», interroge cette doctorante au laboratoire de biologie et physiologie des organismes animaux à l’Université de Douala.


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En plus de cette reconnaissance, le prix de la fondation L’Oréal et de l’Unesco permet aux femmes de poursuivre et consolider leurs travaux de recherche. « Ce prix accompagne la femme chercheuse à s'épanouir d'abord dans ses travaux et pour cela le prix est accompagné d'un montant de 10000€ pour la doctorante que je suis. Je leur dis encore merci de croire en ce travail », confie-t-elle. 6,5 millions de F pour perfectionner ces travaux de recherche qui profiteront très bientôt au grand public. Il est prévu, dans un premier temps, l’éducation et la sensibilisation des populations sur le projet.


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