Violences faites aux femmes : le temps de la dénonciation

Le Minproff, Marie Thérèse Abena Ondoua a procédé au lancement de la 14e édition de la campagne mondiale contre ce phénomène mercredi dernier à Yaoundé.

Un décor orangé pour sublimer l’événement même si la thématique n’avait rien de gai. Daphné a troqué sa casquette d’artiste musicienne pour celle de porte-parole des femmes, victimes des violences de tous genres. Victime d’un viol dans son enfance, Daphné a appelé ces femmes maltraitées, mutilées, discriminées, chosifiées ou battues à briser le silence face aux violences dont elles sont victimes. « Les violences faites aux femmes ne concernent pas uniquement la gente féminine. C’est une affaire de tous. C’est un phénomène qui affecte toute notre société et les hommes doivent également contribuer à l’élimination de ce fléau. A ces femmes qui souffrent et qui sont tourmentées. Je leur demande de briser le silence et d’en parler afin de recevoir de l’aide », a exhorté la talentueuse artiste aux victimes. C’était au cours du lancement de la 14e édition de la campagne mondiale de lutte contre ce phénomène, en présence des responsables d’Onu-Femmes, des agences onusiennes et des associations. Campagne baptisée « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes » mercredi dernier à Yaoundé et lancée par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie Thérèse Abena Ondoua. Avec pour thème national : « Orangez le monde : mobiliser les facteurs nécessaires pour lutter contre les conséquences du Covid-19 sur les femmes et les filles. » A en croire le Minproff, il est plus qu’indispensable de fédérer et d’accroître l’efficacité des initiatives en cours, pour résorber les effets socio-économiques du Covid-19 sur les femmes et les filles et de tenir compte de la problématique des violences domestiques subies par les femmes durant cette période.


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D’après le Minproff, la présente campagne a pour objectif de contribuer à la réduction des violences faites aux femmes et aux filles dans le pays. Ces violences sont des actes condamnables qui méritent d’être dénoncés. « Nous sommes tous interpellés pour dénoncer les violences. Cela permettra que ces violences puissent être identifiées, enregistrées et qu’on puisse sortir des chiffres réels. Tant qu’on cache les violences, on ne pourra jamais avoir les chiffres exacts que subissent les femmes et les filles », a indiqué Marie Thérèse Abena Ondoua. 


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