Ghana : la sécurisation du Volta divise

Les chefs traditionnels de cette région soupçonnent une volonté de dissuasion des électeurs en prélude à la présidentielle du 7 décembre prochain. Le gouvernement dit mener une offensive contre les sécessionnistes.


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Les chefs traditionnels de la Volta sont remontés contre la forte présence militaire constatée dans leur région ces temps derniers. Ils disent craindre une « intimidation » des populations, notamment les électeurs. Ces notabilités estiment que cet important déploiement militaire dans ce fief électoral de l’opposant John Dramani Mahama, candidat du National Democratic Congress (NDC), a pour objectif de dissuader les électeurs de se rendre en grand nombre aux urnes le 7 octobre prochain pour élire un nouveau président. Une manœuvre qui, selon les chefs traditionnels, est orchestrée à dessein par le gouvernement et profite au président sortant, Nana Akufo-Addo, candidat à sa propre succession. Ils exigent une démilitarisation de cette région avant le scrutin. 


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De son côté, le gouvernement justifie ce mouvement de troupes par les violences perpétrées par les sécessionnistes affiliés au Front de restauration du Togoland occidental. En septembre dernier, ces séparatistes qui ont manifesté leur volonté de créer un Etat indépendant entre le Ghana et le Togo, ont érigé des barricades, saboté des infrastructures et enlevé des éléments de l’armée ghanéenne. Selon les autorités, les assaillants qui n’ont pas encore abandonné leur projet, pourraient profiter de la présidentielle pour créer les troubles dans la région. Une raison loin de convaincre chefs qui estiment que le calme est revenu depuis lors dans la Volta et que cette présence en vue du scrutin ne se justifie plus. En juin dernier, lors du déploiement des éléments de l’armée dans la région dans le cadre de la mise en place des listes électorales, les chefs traditionnels avaient dénoncé des actes d'intimidation et des violences commises par ces derniers sur des électeurs.


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