Le colonel Malick Diaw, le numéro 2 de la junte qui a renversé l’ex-président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta le 18 août dernier vient d’être élu président du Conseil national de transition (CNT) qui tient lieu d’organe législatif au Mali. C’est le dernier maillon du dispositif prévu dans le cadre de la transition qui doit durer 18 mois. Sur les 121 sièges que compte le CNT, l’élu a eu les suffrages de 111 membres. Le vote a eu lieu lors de la session inaugurale de l’institution qui jouera le rôle de l’Assemblée nationale (dissoute après le putsch) pendant la durée de la transition. Il est composé de représentants des partis politiques, de la société civile, des syndicats et des militaires qui, bien que n’ayant pas été élus, ont le statut de député.

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Le colonel Malick Diaw était l’unique candidat au poste, choisi parmi les candidats parrainés par au moins 40 membres du CNT. Il fait partie des 22 militaires membres du CNT. Il était, avant le putsch, le chef adjoint du camp de Kati où la mutinerie avait commencé. Le colonel Malick Diaw était aux côtés du chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air, le colonel-major Ismael. Wagué, qui avait lu, au nom de la junte, la déclaration annonçant la prise de pouvoir militaire.

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Le nouveau président s’est engagé à travailler afin de réconcilier les Maliens ainsi qu'à relever les défis du pays dont celui de la sécurité. « Ce qui nous est demandé, c'est un sursaut qui va permettre au CNT d'offrir à la République un nouveau Mali, souligne Malick Diaw, habillé pour la première fois en civil, lors d’une cérémonie officielle, depuis le coup d'État du 18 août. Il a exhorté ses collègues à faire du don de soi, un crédo. 

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La mise en place de cet organe législatif signe la fin de l’existence officielle du Comité national pour le Salut du peuple (CNSP), organe créé par la junte après le coup d'État. La liste des 121 membres du CNT a été rendue publique jeudi par décret présidentiel, après d’interminables discussions entre les militaires, la classe politique et la société civile. La discussion achoppait sur l’équilibre entre ces différentes composantes.

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