Mise en œuvre de l’APE: on évalue les avancées

 La deuxième réunion du comité conjoint APE Cameroun-Union européenne ouverte hier à Yaoundé.

Le Cameroun est depuis peu le premier pays africain exportateur de banane en Europe. Alors qu’en début 2016, il occupait encore la quatrième place du classement, selon des estimations de la FAO. Cette dynamisation de la filière banane serait due, d’après Françoise Collet, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Cameroun, à l’entrée en vigueur de l’Accord de partenariat économique Cameroun-UE. Si tout se passe comme prévu, les exportations de bois devraient aussi prendre un nouvel envol. C’est pour favoriser une mise en œuvre optimale de cet accord que s’est ouverte hier à Yaoundé la deuxième réunion du comité conjoint APE Cameroun-UE. La rencontre présidée par le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Yaouba Abdoulaye vise à évaluer les avancées obtenues dans la mise en œuvre de l’accord d’étape. Il sera également question, « de travailler à l’approfondissement des questions relatives au calendrier de démantèlement tarifaire, aux mesures d’accompagnement, ainsi qu’à l’évaluation de l’impact fiscal net », a expliqué le ministre délégué.
En effet, Yaouba Abdoulaye a rappelé que « selon un chronogramme, des produits de l’UE entreront au Cameroun sans avoir à payer les droits de douanes. La crainte des Camerounais est l’envahissement du marché local par les produits européens. Mais nous avons moins d’un milliard de F de pertes de recettes douanières jusqu’ici. Ce qui n’est pas du tout inquiétant.» Selon les statistiques, les pertes enregistrées par le Cameroun sont de l’ordre de 50 millions de F par mois. « C’est une nouvelle à prendre avec précaution, vu que nous n’en sommes qu’aux premiers mois », a souligné Françoise Collet.
Depuis le 4 août dernier, date d’entrée en vigueur de l’accord d’étape, l’UE dit avoir observé au Cameroun une stabilité et un meilleur climat pour l’investissement. « Le régime commercial est connu. Les règles d’origine finales seront bientôt connues de tous les opérateurs. Cela crée une stabilité juridique favorable à l’investissement », a expliqué le chef de délégation. Françoise Collet voit en cette deuxième réunion du comité conjoint, l’opportunité de définir une stratégie nationale de mise en œuvre de l’APE.

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