Rapports de la CONAC : des résultats palpables

Avec la publication ce jour de son 10e rapport, l’institution relève des impacts notables dans la lutte contre ce fléau au Cameroun.

La Commission nationale anti-corruption (CONAC) présente ce jour le 10e rapport sur la lutte contre la corruption au Cameroun en 2019. Une activité régulière et permanente de cette institution, en application des dispositions de l’article 24 alinéas 3 et 4 de son texte organique. En effet, la CONAC est appelée à produire chaque année, un rapport sur l’état de ce fléau dans notre pays. Ce document est préalablement soumis à la haute appréciation du président de la République, puis rendu public. Une occasion solennelle de présentation du tableau synoptique de lutte, assorti des recommandations pour une meilleure mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de lutte contre la corruption. De plus, ce rapport présente les secteurs, administrations, régions dans lesquels la corruption fait de la résistance. De même qu’il mentionne le niveau d’adhésion des structures publiques et parapubliques à la lutte contre la corruption. 
A la CONAC, la publication du rapport sur la lutte contre la corruption est une activité majeure. Elle est le fruit d’une série d’enquêtes menées par l’institution dans plusieurs secteurs de la vie publique. La CONAC bénéficie dans cette évaluation de la collaboration de la société civile, mais aussi des dénonciations de citoyens. En 2018 par exemple, elle a enregistré 23 048 dénonciations d’actes de corruption. Un accroissement exponentiel au regard des 482 cas similaires en 2010, tel que mentionné dans le premier rapport publié en 2011. Par ailleurs, dans le cadre de la production dudit document, de nombreux autres acteurs institutionnels à l’instar de la Cour suprême et de sa Chambre des comptes sont également impliqués. Les Services du Contrôle supérieur de l’Etat et l’Agence nationale pour l’investigation financière (ANIF), autres institutions de contrôles, sont aussi ses partenaires importants.
Pour ce qui est de l’impact de ces rapports, l’on indique à la CONAC qu’un important gain financier a été enregistré ces dix dernières années. En effet, entre 2011 et 2017, les gains financiers cumulés grâce aux investigations de la CONAC sont de 1 652,5 milliards de F. Ceci grâce à la collaboration avec le Tribunal criminel spécial et la Cour suprême. En 2013 par exemple, l’on avait recouvré plus de huit milliards de F notamment dans le secteur de la téléphonie et des virements frauduleux. Le recouvrement de plus de sept milliards de F avait également été engagé. Par ailleurs, grâce aux alertes lancées par la CONAC, les caisses de l’Etat ont été à l’abri d’un siphonage de 34,5 milliards de F. C’était dans le domaine des indemnisations des terres dans le cadre de la construction du complexe industrialo-portuaire de Kribi, et l’avenant relatif à la construction de la route Ayos-Bonis. La CONAC a continué dans la même lancée, entre 2013 et 2017, en intensifiant les dénonciations. Ce qui a permis de recouvrer et/ou d’&e...

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